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Cahiers de Psychologie Politique

Texte de la 4e de couverture

Les auteurs avaient construit, dans les annees 1960, le modele d une culture politique ouvrière dans laquelle appartenance au groupe ouvrier, sentiment d'appartenir à la classe ouvrière, rejet du libéralisme économique et républicanisme débouchaient sur un vote de gauche, notamment communiste. Les mutations et ruptures intervenues dans les années 1980-1990 ont conduit, dans un esprit de retour critique, à cette recherche fondée sur des entretiens non directifs et 18 enquêtes par sondage réalisées entre 1962 et 2002.

Si le « classisme de gauche » ouvrier s'affirme encore en 1978, il implose ensuite. Le sentiment d'appartenir à la classe ouvrière reflue brutalement, mais plus on est ouvrier plus on continue d'exprimer un « antilibéralisme protestataire ». Plus aussi, sous l'effet conjugué des ruptures sociales et des déceptions politiques, on marque une indifférence hostile au système politique et plus, enfin, on manifeste des propensions autoritaires et racistes. Le « vote de classe » pour la gauche régresse, le vote communiste s'effondre. Au recul électoral de la gauche et à celui, non moins prononcé, de la droite parlementaire, correspondent la montée de l'abstention et celle du vote Front national.

Quelle que soit leur classe sociale, les jeunes générations sont plus réceptives aux « thèmes de gauche » que leurs aînées, mais encore davantage en rupture avec la politique instituée. Leur évolution et celle de leur composante ouvrière dépendent pour beaucoup des réponses qui seront faites à leurs attentes.

Les auteurs ont notamment publié ensemble : Classe, religion et comportement politique, Presses de Sciences Po-Éditions Sociales,1977 ; « Religion, classe sociale, patrimoine et comportement électoral :l'importance de la dimension symbolique », dans D. taxie, Explication du vote, Presses de Sciences Po,1985.

Presses de Sciences Po 2004-06-04


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