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Cahiers de Psychologie Politique

Les transformations idéologiques, les réorganisations axiologiques, les problèmes du développement économique et de la redistribution sociale, les lacunes comportementales sur une grande échelle, mais aussi l’apparition de quelques nouvelles générations d’où l’on peut recruter les futurs hommes politiques et les activistes sociaux, etc. – ce sont des phénomènes qui exigent une interprétation adéquate, à l’aide de quelques instruments de recherche appropriés. Une étude visant les attitudes et les comportements au niveau des systèmes politiques de la Roumanie actuelle suppose, évidemment, l’utilisation de certaines techniques d’investigation et d’évaluation relatives à l’habileté des hommes politiques à dépasser les crises d’adaptation aux nouvelles formes d’organisation propres à la démocratie et à l’économie de marché. En même temps,  ce sont nécessaires quelques techniques et instruments d’évaluation des capacités comportementales et communicationnelles des protagonistes de la vie politique. Tous ces techniques et instruments-là devraient envisager la formation professionnelle de l’actuel et du futur homme politique et, dans la même mesure, l’instruction des acteurs politiques collectifs quant aux exigences et aux qualités imposées par la carrière politique.En vue de la réalisation du thème de recherche, le coordonnateur a choisi deux micro-échantillons, le premier étant constitué par sept personnes, cinq activistes de parti et deux membres des organisations non gouvernementales, des jeunes ayant moins de 35 ans, de Iassy. On a considéré comme significative pour ce qui est de de notre recherche l’investigation comparée des attitudes et de comportements des acteurs politiques provenant des partis et, respectivement, de la société civile. Les sept personnes sont : AV (Parti Social Démocrate, PSD), CL (Parti National des Paysans Chrétien Démocrate, PNŢCD), EM (Parti Démocrate, PD), IR (Parti Roumanie Entière, PRM), SO (Parti National Libéral, PNL), FD (Filiale "Pro-Démocratie"), AN (Filiale  "Chances Égales pour les Femmes"). Les sept membres du micro-échantillon ont formé un vrai groupe de travail de "l’action communicative", contribuant, en tant que sujets de la recherche, à l’explication et à la compréhension des attitudes et des comportements politiques. Formé par cinq leaders de parti et par les deux présidents de la Roumanie d’après 1989, le deuxième micro-échantillon se constitue comme l’objet de la recherche pour les sujets du premier micro-échantillon. Les sept membres du deuxième micro-échantillon sont : A. Năstase, AN (PSD), V.Ciorbea, VC (PNŢCD), T. Băsescu, TB (PD), V. Tudor, VT (PRM), T.Stolojan, TS (PNL), I. Iliescu, I.I (président, 1990-1992, 1992-1996, 2000-2004), E. Constantinescu, EC (président, 1996-2000).

Le choix des membres appartenant aux deux micro-échantillons et des sept personnes interviewées (parents, collègues, chefs) a été établi en fonction des dimensions et de la problematique de la recherche. On doit tenir compte de quelques difficultés visant la disponibilité des personnes impliquées, l’accès limité à certaines informations et le cadre où l’on ramassé les données de la recherche (sièges de partis, organisations non gouvernementales et institutions dans lesquelles celles-ci développent leur activité). La recherche s’est déroulée en deux étapes : la première – entre 2001 et 2002 (audiences, interviews avec des personnes de l’entourage des sujets visés, analyse des documents, etc) ; la deuxième – entre 2002 et 2003 (mise à l’épreuve de certaines techniques, interprétation des données).

Notre étude porte succinctement sur l’un des instruments de travail qu’on a utilisés pendant la recherche - il s’agit de la technique de mesure des attitudes et des comportements politiques. En partant de là, on a mis en oeuvre un nombre de trois procédées : a) sélection des caractéristiques psychiques nécessaires à l’homme politique, d’après l’ordre de leur importance ; b) mise en ordre d’une série de valeurs morales et politiques ; c) échelle d’appréciation ou grille d’évaluation visant les hommes politiques. Si, pour ce qui est des épreuves a) et b), on sollicite aux membres du groupe de travail d’exprimer leurs options personnelles concernant un nombre de caractéristiques psycho-politiques et des valeurs moral-politiques, en ce qui concerne l’épreuve c), on leur demande d’exprimer leurs opinions visant les attitudes et les comportements de certains acteurs politiques qui détient des fonctions de direction dans quelques-unes des institutions politiques de Roumanie. En ce sens-là, on a constitué un micro-échantillon d’hommes politiques incluant des leaders nationaux des partis : PSD, PNŢCD, PD, PRM, PNL et les deux présidents de la Roumanie d’après 1989. En ce qui suit, on présent, dans ses détails, l’épreuve c) – échelle d’appréciation ou grille d’évaluation des hommes politiques. Cette épreuve-là a été réalisée de la façon suivante : on a dressé une liste d’adjectifs relatifs aux caractéristiques professionnelles, morales et politiques nécessairesà l’homme politique. Tous ces adjectifs-là ont été disposés en paires d’antonymes : compétent-incompétent, actif-passif, honnête-malhonnête, conséquent-inconséquent, prudent-imprudent, populaire-impopulaire. Chaque membre du groupe de travail a exprimé sont opinion quant à ces couples de caractéristiques-là en les rapportant aux membres du micro-échantillon des hommes politiques présente ci-dessus. Les membres du groupe de travail ont fait des appréciations, par un nombre de points, de –3 à 3, à l’égard de chacun des couples de caractéristiques antonymes exposés précédemment. De cette façon-là, à droite, de 0 à 3, on a marqué les degrés des valeurs positives : compétent, honnête, actif, conséquent, prudent, populaire. À gauche, de 0 à –3, on a inscrit les degrés négatifs : incompétent, malhonnête, passif, inconséquent, imprudent, impopulaire.

On a analysé du point de vue quantitatif et on a interprété les données fournies par les membres du groupe de travail en ce qui concerne la disposition des divers degrés des caractéristiques positives et négatives. Pour cela, on a utilisé des représentations graphiques, des histogrammes et des tableaux synoptiques. De cette manière-là, chaque appréciation numérique relative aux couples de caractéristiques des leaders politiques nationaux et des deux présidents de la Roumanie a été représentée graphiquement sur la droite imaginée, à une certain valeur positive, neutre ou négative. De plus, ces valeurs-là peuvent être lues et interprétées par des histogrammes et des tableaux synoptiques. En additionnant les points obtenus par chaque politicien et en les rapportant à la totalité des caractéristiques, on a obtenu, dans les histogrammes, une distribution en pour cents différenciée, représentant les qualités et les défauts des sept hommes politiques soumis à l’analyse. On a obtenu, de cette façon-là, des profils des habiletés politiques des acteurs envisagés, en fonction de la perception et des attitudes des jeunes acteurs politique du groupe de travail. Les tableaux synoptiques offrent la synthèse des données des représentations graphiques et des histogrammes. En partant des données inclues dans les tableaux, on a essayé une interprétation quantitative et qualitative des attitudes et des comportements des leaders nationaux et des deux présidents. À l’aide de toutes ces données-là, chaque membre du groupe de travail a eu la possibilité d’établir une hiérarchie des leaders de partis et quant aux deux présidents, ainsi que visant les caractéristiques psycho-morales et politiques.

La présente étude contient seulement une partie des données de la recherche. De cette manière-là, les histogrammes 1 et 2 indiquent la dispersion des indices positifs et négatifs des caractéristiques antonymes exprimées en pour-cents, à la suite de l’application de l’échelle d’appréciation, par les jeunes activistes AV, membre de PSD (le parti de gouvernement) et SO, membre de PNL ( parti de l’opposition), pour chaque membre du micro-échantillon. 

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L’histogramme 1 montre, clairement, les préférences politiques de AV, dirigées vers le leader de parti A.Năstase (AN) et vers le président I.Iliescu (I.I), ce qui démontre la fidélité envers le parti, le respect envers ses leaders représentatifs et l’aversion envers monsieur E. Constantinescu.

Les données incluses dans le tableau synoptique nous fournissent la liste des préférences politiques de AV. Voilà l’ordre de celle-ci : A. Năstase (16,3 points), I.Iliescu (15,5 points), T.Stolojan (11,5 points), V.Tudor (3,5 points), T.Băsescu (-0,5 points), V. Ciorbea (-1,6 points), E.Constantinescu (-9 points). Le tableau synoptique met aussi en valeur la valeur des caractéristiques professionnelles, morales et politiques que AV attribue aux politiciens du lot qui sont les suivantes : Compétence (9 points), Activisme (9 points), Prudence (5 points), Conséquence (4,4 points), Honnêteté (3,8 points), Popularité (3,5 points).  AV fait des appréciations positives à l’adresse du leader du PSD, A.Năstase et du président I.Iliescu. Cette appréciation positive est due, d’une part, à l’adhésion politique du jeune acteur politique à PSD et d’autre part, au rôle de l’influence familiale- son père est membre du PSD depuis plusieurs années- par rapport à la décision de AV d’embrasser la politique.Il est certain que AV connaît l’importance de manifester sa loyauté envers le parti. Ces éléments-là font partie de la catégorie des facteurs décisifs de recrutement politique, envisagés par "les sélectionneurs" de l’intérieur du PSD. L’évaluation à peu près positive du leader PRM, V.Tudor, ex-allié de PSD, pourrait être expliquée par la reconnaissance du dynamisme et de la relative popularité de celui-ci. Un autre leader, T. Stolojan, est aussi apprécié positivement. Le prestige professionnel dont il jouit a contribué à son inclusion dans l’élite technocratique, lui conférant un statut élevé et un plus de crédibilité. Excepté T.Stolojan, les autres leaders politiques de l’opposition sont appréciés négativement, "le record" étant tenu par E. Constantinescu.

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Dans l’histogramme 2, on peut facilement observer la préférence de SO, membre PNL, pour le leader du parti, T.Stolojan. Selon l’opinion de SO, le professionnalisme prouvé par TS est en contraste avec la prestation du leader PRM, qualifié comme imprudent, malhonnête, inconséquent. Très probablement, SO lui réserve-t-elle cette place-là à cause de l’inscription de la politique de PRM dans la catégorie des partis extrémistes. Les donnés du tableau synoptique fournissent l’image des préférences et des antipathies politique de SO, dont l’ordre est le suivant : T.Stolojan (14 points), T.Băsescu (7,5 points), I.Iliescu (2,5 points), A.Năstase (1,5 points), V.Ciorbea (0 points), E.Constantinescu (0 points), V.Tudor (-1,5 points). En même temps, le tableau synoptique met en valeur le poids des caractéristiques professionnelles, politiques et morales que SO attribue aux politiciens soumis à l’analyse : Activisme (10 points), Compétence (9 points), Popularité (7 points), Conséquence (3,5 points), Malhonnêteté (-1,5 points), Imprudence (-3points).

SO membre PNL apprécie positivement le leader de PNL, T.Stolojan, parce qu’elle lui reconnaît la capacité de médiation-négociation avec les partis politiques, avec les gens du gouvernement ou les organismes internationaux, l’estimation lucide des problèmes économique, sociaux, politiques, l’élaboration de stratégies et tactiques adéquates par rapport au contexte politique. Un autre acteur politique évalué positivement c’est le leader de PD, T.Băsescu, très probablement pour son expérience politique, pour son efficience dont il a fait preuve en exerçant les fonctions de ministre et de Maire Général de la Capitale. Ce qui apprécie la jeune membre SO c’est le comportement de l’acteur politique professionnelles, morales et politiques, contribuant à l’organisation et à l’administration dynamique de la société toute entière. Pour SO, ne pas sanctionner immédiatement certaines fautes de la classe politique, qui contreviennent aux principes et aux valeurs de la démocratie, cela équivaut, probablement, à la transgression des droits et des libertés de l’homme.

Il suit la synthèse de l’épreuve c), c’est-à-dire la mise en évidence des profils attitudinal-comportementaux de A.Năstase, V.Ciorbea, T.Băsescu, V.Tudor, T.Stolojan, I.Iliescu, et E.Constantinescu, qu’on a réalisé en vertu des données en pour-cents obtenues par chacun des cinq leaders nationaux et par les deux présidents de la Roumanie, comme suite aux appréciations faites par les membres du groupe de travail, et inscrites dans les tableaux synoptiques. On a procédé à la corroboration des évaluations des jeunes activistes politiques et sociaux et de l’interprétation des données présentées par un sondage récent, réalisé par CURS, entre le 25 mars et le 4 avril et publié le 14 avril, l’année courante.

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Dans l’histogramme 3, A.Năstase, le leader de PSD a obtenu des valeurs positives, entre 90,5%, selon l’appréciation faite par AV, membre PSD et 19,4%, selon l’évaluation de IR, activiste PRM. Les valeurs négatives se sont situées entre       -38,8%  suivant l’estimation de EM, membre PD et   -16,6% selon l’appréciation de SO, activiste  PNL. Tandis que le jeune membre PSD, AV exprime sa confiance à l’égard des habiletés politiques de AN, montrant de ce fait sa loyauté envers le parti ; l’activiste de PNL formule une critique acide à l’adresse du premier ministre qu’elle caractérise comme incompétent et corrompu. Le mécontentement de l’opposition et des citoyens en ce qui concerne la prestation des gens du gouvernement est clairement mis en évidence par le données du sondage. Par exemple, 51% des électeurs se méfient du Gouvernement, 60% en PSD et 56% du leader de celui-là (AN), donc de tous ce qui décident leur sort. Se trouvant à la moitié de son mandat, le gouvernement dirigé par A.Năstase se distingue par peu de "réalisations". Il s’agit, au plan externe, de l’intégration conjoncturelle en NATO et l’établissement du terme d’adhésion à UE, et au plan interna, des effets d’une transition prolongée et de l’instauration d’un "capitalisme propre à la réunion des compères". C’est ainsi que le fondateur de PSD, le président de la Roumanie, I.Iliescu, a-t-il qualifié les "activités" de certains membres de PSD et représentants du "système des barons".        

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Dans l’histogramme 4, V.Ciorbea a été évalué comme suit : 61% par CL, membre de PNŢCD et 5,55% par IR, activiste PRM. les valeurs négatives ont été comprises entre –25% selon l’appréciation fournie par le jeune AV, membre PSD et –8,33% d’après une femme, membre de l’organisation non gouvernementale : "Chances égales pour les Femmes". D’habitude, le nom du président de PNŢCD, VC est associé plutôt à certaines valeurs moral-politiques (honnêteté, correction, sérieux) et moins à l’activisme et à l’efficience politique. Il s’agit de la prestation du ex-premier ministre V.Ciorbea qui, malheureusement, a discrédité le parti. Suivant les données du sondage CURS, la formation politique dirigée par VC se situe, modestement, à 3% et 81% des citoyens sont méfiant par rapport à ce parti-là, dont les leaders sont préoccupés plutôt du maintien de certaines positions que du dépassement de "la crise des partis de droite", par l’unité, par un programme politique ferme et efficient et par l’augmentation de la confiance de la part de l’électorat.        

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Dans l’histogramme 5, T. Băsescu, ex-ministre des Transports, l’actuel leader de PD et le Maire Général de la Capitale, figure avec les valeurs positives suivantes : 75% selon EM, jeune membre de PD et 19,4% selon CL, activiste en PNŢCD. Les valeurs négatives ont varié entre –30,5% accordées par AV et par CL, membre de PSD et  -2,77% offertes par SO, activiste de PNL et de FD, membre de l’organisation non gouvernementale "Pro Démocratie". Très fréquemment, TB reste considéré comme un homme politique offensive, courageux, populaire, persévérant, ayant de l’expérience politique et de l’efficience, des qualités dont il a fait preuve par les fonctions qu’il a remplies. En même temps, on ne peut pas ignorer les spéculations et les accusations visant certaines faits qui lui ont été attribués dans sa qualité de dignitaire (le Dossier "La flotte roumaine"). De même, autant PD que PNL, à l’exception de quelques opérations cosmétiques, c’est-à-dire des remplacements des chefs de parti : P.Roman par T.Băsescu en PD et V.Stoica par T.Stolojan en PNL se sont fait remarquer, tous les deux, par le manque de renouvellement des élites, par les personnalités généralement compromises de toutes les étapes de gouvernement et par l’absence de précisions doctrinaires nécessaires. De cette façon-là, quoiqu’il se considère comme social-démocrate de gauche, PD oscille entre les idées populaires et social-libérales. Il est fort possible que le départ de quelques anciens leaders vers l’actuel parti de gouvernement, PSD ait influencé la nouvelle direction doctrinaire. En même temps, dans le dernier sondage d’opinion PD a enregistré 10% et son leader seulement 12%, tandis que PSD a obtenu 45% des suffrages de l’électorat et A. Năstase obtiendrait 40% des votes de l’électorat après le premier tour de scrutin, s’il posait sa candidature pour les élections présidentielles.         

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Dans l’histogramme 6, V.Tudor, le leader de PRM a enregistré les valeurs positives suivantes : 63,8% accordées par le jeune membre PRM, IR et 16,6% données par une femme, membre de l’organisation non gouvernementale "Chances Égales pour les Femmes". Les valeurs négatives se sont situées entre –52,7% accordées par CL, jeune activiste de PNŢCD et par un membre d’une organisation non gouvernementale et –2,77% valeur accordé par IR. VT est le leader avec les plus nombreux discours nationalistes à un impact particulier sur l’électorat, sur une partie de la population déçue et bien frustrée par les effets de la transition postcommuniste.Le plus souvent, VT est considéré par les gens du gouvernement comme antipathique, inconséquent, malhonnête. Dans le même sondage, PRM, parti nationaliste-extrémiste a obtenu 16% tout comme PNL, et son leader s’est situé sur la troisième place (ce qui représente l’existence des quelques votes pouvant être transférés pendant le deuxième tour chez A. Năstase), dans l’hiérarchie des futurs candidats à la présidence, aux élections de 2004.       

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Dans l’histogramme 7, le leader PNL, T.Stolojan a obtenu des appréciations positives de la part de la jeune femme, membre de PNL, SO, 77,7% et 13,8% de la part de IR, activiste PRM. La seule valeur négative, de –16,6% a été accordée par IR. TS est considéré comme un leader démocratique libéral. Très souvent, il est valorisé grâce à ses qualités professionnelles et politiques, à celles morales et à l’expérience acquise dans des fonctions publiques. En outre, on sait que TS a pénétré dans la vie politique suivant un trajet de la gauche (PDSR → PSD) vers la droite (PNL). En dépit des remplacements effectués au sein de PNL, ce parti oscille entre un social-libéralisme près des visions de PSD et une perspective actuelle "populaire", plus moderne que sa doctrine classique. PNL atteint 16% et son leader, uniquement 21% des options. Même avec les votes de T.Băsescu, T.Stolojan n’as pas, à l’heure actuelle, aucune chance devant A.Năstase.        

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Iliescu, leader de parti (PDSR → PSD), le président de  la Roumanie pendant les années 1990-1992, 1992-1996, 2000-2004 a été apprécié dans l’histogramme 8, par des valeurs positives, par AV, membre de PSD, 86,1% et avec seulement 22,2% par IR, activiste PRM ; avec –11,1% par SO, membre de PNL et avec –2,77% par IR. Généralement, le président Iliescu est perçu positivement, car après la Révolution du décembre 1989 il est devenu la personnalité politique numéro 1. À présent, on le considère "un président de tous les Roumains", comme résultat du changement favorable de son image, après les élections de l’année 2000. I.Iliescu est considéré le seul candidat redoutable devant le premier ministre AN. Mais, le fondateur du parti et le formateur de l’homme politique A.Năstase, n’aspire plus à un autre mandat présidentiel, mais, il pourrait revenir à l’échiquier politique à titre de leader de PSD.      

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Dans l’histogramme 9, E.Constantinescu, président de la Roumanie pendant les années 1996-2000 a été évalué comme suit : avec 36,1% par CL, le jeune membre de PNŢCD et avec 2,77% par AV, activiste en PSD. Les valeurs négatives se sont situées entre –52,7% choix de AV et –8,33% appréciation appartenant à un membre d’une organisation non gouvernementale. EC n’excelle pas au plan des habiletés politiques et au plan de la morale étant classé dans la catégorie des hommes politiques impopulaires et non-professionnels. D’ailleurs, la promotion de quelques projets et décisions politique manquant d’inspiration, durant la période 1996-2000 a eu comme effet l’apparition de certaines dissensions entre les membres de la coalition gouvernementale (PNŢCD, PNL, PD, UDMR) attirant des critiques sévères de la part des représentants de la société civile. Malgré cela, certains analystes et représentants du média ont considéré que le retrait de EC de la vie politique s’est constitué comme une erreur. C’est la raison pour laquelle ils saluent l’initiative de EC, l’unification de l’Action Populaire dont le président est avec le Parti Populaire Chrétien dirigé par V.Lupu. De cette fusion-là il résulterait un parti populaire qui comprenne les électeurs "traditionnels" de la droite et les à peu près 40% d’électeurs indécis. Cette formation politique-là pourrait rivaliser avec PSD qui entraîne par propagande la gauche. De plu, le Parti Populaire, ayant un message doctrinaire cohérent, un programme pragmatique  et mettant l’accent sur une promotion considérable de jeunes professionnels pourrait vaincre "la gauche" aux futures élections. D’ailleurs, les derniers deux ans de mandat du parti de gouvernement pourraient rendre plus proche la victoire d’une droite unie, avec une option ferme devant l’électorat étant donné que l’usure des gens du gouvernement et l’incapacité de PSD d’éliminer ou de bloquer les coteries "des compères" vont mener à un changement radical de la situation politique.

Ébauche de typologie des attitudes et des comportements politiques L’interprétation des données à la suite de l’application de la grille d’évaluation a mis en évidence les attitudes des membres du groupe de travail par rapport aux comportements des hommes politiques. Tous ces attitudes et comportements-là peuvent être systématisés par l’identification de certain types, autant au niveau du micro-échantillon qu’à celui du groupe de travail. De la sorte, c’est à tous les deux niveaux qu’on peut identifier des attitudes diffuses et cohérentes, générales et spécifiques, qui au plan de l’action se traduisent par des comportements correspondants, respectivement, diffus et cohérents, généraux et spécifiques. Si les attitudes et les comportements diffus propres à la politique visent des objectifs insuffisamment structurés, phases de préparation et d’expectative concernant les rapports de confrontation et le déroulement des événements, les attitudes et les comportements cohérents envisagent des objectifs structurés, des états délimités et des actions organisées. Si les attitudes et les comportements politiques généraux constituent une sphère plus ample ayant des rapport à l’activité des différents systèmes et sous-systèmes politiques, - le pouvoir, les institutions de l’État, des processus et des phénomènes de la vie politique – ainsi qu’une résistance supérieure à la longue, les attitudes et les comportements spécifiques visent les états et les actions d’une personne, d’un groupe ou d’une institution par rapport à des aspects concrets et à des expériences ponctuelles de la vie politique. Par, exemple, les attitudes et le comportement du parti  durant la période 1992-1996 envers la réforme économique et le problème de la privatisation diffèrent de ceux du parti Y,  portant sur la même période ; l’attitude du ministre X de l’Éducation pendant la période  1992-1996, en ce qui concerne les problèmes du financement de l’enseignement supérieur, l’autonomie universitaire et l’enseignement particulier diffère de façon significative de celle adoptée, par rapport aux mêmes problèmes, par le ministre Y, pendant toujours la période 1996-2000. À la différence des attitudes et des comportements généraux, ceux spécifiques peuvent être, parfois, plus relatifs et moins stables à long terme. L’attitude de le même personne X envers la Révolution roumaine du décembre 1989 peut varier avec le temps ; les attitudes et le comportement du même parti X envers la réforme économique et le problème de la privatisation peuvent être différents en 1992 par rapport à l’année 2000.

Selon notre opinion, les attitudes politiques spécifiques englobent les formes suivantes : attitudes de direction, de distanciation et de contact. Les attitudes de direction mettent en évidence toute une série de caractéristiques constantes et involontaires dans l’exercice du rôle d’acteur politique, par l’orientation, la subordination et la contrainte des autres acteurs politiques. Au plan comportemental, ces attitudes-là se manifestent sous les formes suivantes : de direction, d’émission de commandes, de programmes directifs, de sanctions, etc. D’habitude, les leaders autoritaires, les gens du gouvernement adoptent des attitudes de direction transposée en des comportements directifs. Tous ces types d’attitudes et de comportements-là ont des effets sur les personnalités politiques et sur les électeurs, engendrant, à leur tour, toute une série d’attitudes et de réactions comportementales de la part de ceux-ci, non pas toujours favorables. L’autre catégorie des attitudes de distanciation sont exercées par les acteurs politiques enfin qu’ils tiennent "à distance" les interlocuteurs (hommes politiques, journalistes, d’autre personnalités, etc). Les politiciens qui manifestent une telle attitude sont intéressés par les réactions des autres, mais, parfois, pour des raisons tactiques, ils se soustraient au dialogue avec leurs interlocuteurs. Par des suggestions, de vagues menaces, des ordres dissimulés, des dérobades, des retraits, ils produisent des effets divers, très rarement stimulants sur les autres. Dans le contexte des activités politiques, ces attitudes-là, adoptées aussi bien par les représentants du gouvernement que par les autres pouvoirs politiques apparaissent sous le forme des comportements déviationnistes. Et enfin, l’attitude de contact met en évidence le fait que l’acteur politique établit des rapports directs avec d’autres acteurs et forces politiques qu’il n’émet pas des jugements sévères par rapport à ceux-ci, qu’il se fie aux capacités professionnelles et aux qualités de lui même et des autres et qu’il assume la responsabilité au niveau des activités politiques. En même temps, il coopérer de manière efficace avec les autres acteurs tenant pour valables leurs compétences. À notre avis, cette fois-ci il s’agit des comportements compréhensifs dans le système de relations propres aux acteurs politiques.

En concluant, on peut considérer que les attitudes politiques spécifiques de direction, de distanciation et de contacts transposés de façon adéquate par des comportements directifs, déviationnistes et compréhensifs forment la structure du comportement communicationnel du point de vue politique.


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