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Cahiers de Psychologie Politique

À l’aube du XXe siècle, la notion d’inconscient collectif se fait jour. Héritée d’une discussion sur l’irresponsabilité, elle apparaît d’abord, dans les débats portant sur les crimes et ensuite autour d’une surexcitation collective et prend ainsi un élan qui semble lui rester propre jusqu’à nos jours. Formulé par Freud, reformulé par Jung, l’inconscient collectif suggère de dévoiler les dynamiques socialisantes. À cela un autre regard, anticipé par Gabriel Tarde et, poursuivi outre-Atlantique par Goffman, ouvre la possibilité de le repenser par le biais de l’interaction. D’emblée, tout en restant dans le domaine du collectif, une autre proposition prend corps : penser le public sans la notion d’inconscience. S’agit-il d’une chimère ou d’une approche moderne ?

The notion of the collective unconscious emerges at dawning of the XX century. Derived from the debates about the irresponsibility, it appears first in the discussions of crime and later on the theme of collectictive over- excitement, and thus takes his own particular impetus that stays unchanged to the present day. Formulated by Freud, then reformulated by Jung, the collective unconscious suggests unveiling of the socialising processes. At the same time, there is another viewpoint, anticipated by Gabriel Tarde and extended by Goffman across the Atlantic, wich gives a possibility to rethink the notion by means of the interaction. Immediately, another proposition takes shape: to think of public without considering the notion of the unconscious. Is it a delusion or a modern approach to the problem?

1. Inconscient collectif, lequel ?

En se penchant sur la notion d’inconscient collectif, on se confronte, pour ainsi dire, aux vertiges pluridisciplinaires et dynamiques qui en dérivent. C’est pourquoi dans cette étude, nous proposons d’en limiter le rayon d’enquête tout en précisant que sa portée conceptuelle reste intacte. Un premier pas à franchir, pour aller à la rencontre de l’inconscient, est celui de se référer à ce qu’il évoque et, en cela, nous rejoignons la thèse de Duclos (2010) qui, met en évidence son caractère socialisant. C’est sans doute à Freud, dans une mise en rapport privilégiée avec l’étude de l’inconscient et de la foule, que revient le mérite d’en avoir dressé une enquête inédite laquelle, revisitée par Jung, fera son chemin jusqu’à nos jours.

Pourtant Freud n’est pas le premier à aborder le concept d’inconscient collectif. Sans essayer de retracer les origines de cette notion, nous nous contentons de les mentionner car elles sont trop nombreuses pour pouvoir les négliger dans les débats portant sur la criminologie entre les dernières années du XIXe siècle et les premières du XXe siècle comme les publications de Sighele, Lombroso et Tarde. En ce qui nous concerne, il s’agit d’un premier balbutiement de la notion d’inconscient en relation avec les foules, même s’il s’agit de criminalité et même si - une mise en garde qu’il convient de souligner - l’emploi du mot demeure encore à un état rudimentaire. Dès ses premières heures la conception de l’inconscient s’apparente à la notion d’irrationalité ainsi qu’à celle d’une pathologie sociale, deux représentations à l’aune desquelles la collectivité est mise en examen.

Repris et mis en vogue par Le Bon, il parvient en ligne directe à Freud qui en fera notoirement référence des dizaines d’années après pour façonner sa propre critique du collectif.

2. Inconscient collectif : « Ce qui caractérise la masse »

C’est encore par rapport aux foules et aux spectres pathologiques évoqués par la collectivité que Le Bon nomme inconscient collectif « ce qui caractérise la masse » dans son livret Psychologie des foules qui doit sa réputation, à part égale, à son contenu aussi bien qu’à ses célèbres lecteurs, parmi lesquels, figurent les noms de Mussolini, Hitler, Roosevelt et De Gaule. Bien connu des lecteurs il n’est pas nécessaire de rappeler ici l’intégralité de l’analyse de Le Bon, seulement de souligner des passages qui éclairent la poursuite de cette étude avec Freud. L’apport de Le Bon consiste à observer les représentations collectives et il affiche avec détermination les dispositifs du groupe dans les rapports entre un leader et la collectivité. Deux acteurs qu’il nomme réciproquement meneur et foule et il les considère dans un rapport de force où le leader exerce son pouvoir pour influencer la masse à travers la pratique d’une « contagion mentale ». Dans sa « Psychologie », Le Bonintègre ces hypothèses pseudo-scientifiques pour valider son analyse qui se révèle très simple puisque qu’elle ne tient qu’à une idée : la foule est une perte pour l’individu. À partir de cet a priori découlent fatalement les idées suivantes : la foule condamne l’individu à suivre ses impulsions et il abandonne sa raison, ce qui le conduit à un état d’inconscient et pour cela se révèle dangereux pour la société. À mesure que Le Bon progresse dans son analyse, la thèse sur les caractères irrationnels et mystifiables de la foule s’élargit et la venue de l’inconscient sert à en synthétiser ces traits. « La foule (…) est conduite presque exclusivement par l’inconscient. Ses actes sont beaucoup plus sous l’influence de la moelle épinière que sous celle du cerveau. ».

Cette théorie caractérise une étape de l’évolution de l’inconscient collectif à laquelle nous nous reportons et qui, selon les propos de Balibar (2009), conditionne l’emploi du terme : « c’est pour designer cette analogie et l’enraciner dans un évolutionnisme biologique où prédomine le déterminisme racial que la psychologie politique, notamment française, fait usage du terme inconscient et l’associe à une projection du langage médical sur la description des phénomènes sociaux ». D’emblée l’hypothèse de l’inconscient n’est plus une trouvaille descriptive, mais la problématique du collectif autant psychologique que social. On retrouve les premières caractéristiques intrinsèques de l’inconscient : sociabilité, foule, peuple et politique. Tous confondus, ces caractères sociaux rendent encore aujourd’hui pertinente la discussion sur l’inconscient collectif. Mais, comment réfléchir face à la représentation plus moderne du collectif, celle exprimée par le public, sans un inconscient ?

3. Un lien social pour l’inconscient collectif

C’est le Freud de Massenpsychologie und Ich-Analyse (1921), comme le titre le laisse entendrei, qui accueille, à vrai dire plus comme un défi, les propositions leboniennes sur la foule et sur l’inconscient collectif. Encore une fois, il s’agit d’une référence très connue et le lecteur nous pardonnera, si nous tenons à rappeler, très brièvement, quelques passages saillants du texte freudien. Massenpsychologie se présente comme un traité portant sur le collectif et s’ouvre avec une critique des recherches sociologiques et psychologiques qui ont déjà traité le sujet, où on retrouve Le Bon. En remarquant, dans ce contexte, qu’analyser la foule par la suggestion est une tendance obscurcissante,Freud reformule les enjeux collectifs notamment ceux qui contribuent à la venue d’un leader, par la libido. Ainsi Freud, explique les aptitudes d’une foule, qu’elle soit organisée - comme l’Eglise et l’Armée - ou temporaire, à répondre à un chef et aux actions révolutionnaires. La libido participe à la mise en rapport et à la construction (ainsi qu’à la destruction) d’un lien. Comme dans n’importe quel état amoureux, en effet, elle se retrouve à agir sous le désir d’une foule – et des individus qui en font part - à l’égard de son leader. Cette voie psychosexuelle montre que la collectivité ne crée pas des nouvelles pulsions au contraire, elle renvoie à celles déjà existantes et, notamment à la sphère familiale où les conflits oedipiens, suffisent pour en saisir les enjeux collectifs. Il faut de plus se référer aux sources en particulier à ce que Freud avait annoncé dans l’introduction et argumenté dans la conclusion de Massenpsychologie à travers, soit le processus d’identification soit les analyses sur les formations des foules (Massenbildung : « faire masse »). Et c’est par ces deux importants processus que l’hypothèse d’inconscient s’articule et en même temps répond à la construction d’une psychologie collective et politique. L’identification est un moment important qui intéresse autant l’individu que la collectivité. Cette analyse de Freud est celle de « Totem et Tabou » (1912) qui, par la dichotomie entre un individu (le père originaire) d’un côté et la foule (des fils) de l’autre, explique autant physiquement qu’ontologiquement le lien social. Le père représente le seul « Un » auquel par opposition, les fils décident de se regrouper en foule, mais, à la mort du père, un des fils décide d’abandonner le groupe pour gagner son individualité « historique ». Il en dérive autant le phénomène de la création d’une foule que celui de l’individualité dépendant de la figure du père. Ce sont à ces dimensions, notamment, celles de « héros » et d’opposition, qu’il faut se rapporter pour comprendre l’analyse de la psychologie collective chez Freud et sa théorisation de l’inconscient. En effet, lorsque Freud ouvre Massenpsychologie affirmant que la psychologie collective est née avant l’individuelle nous sommes d’emblée confrontés à un paradoxe par rapport à ce qui constitue sa méthode. Il va de soi donc, que la psychanalyse, au lieu de rechercher d’abord un inconscient individuel, doit se porter sur l’inconscient collectif. Une incohérence qui se dissipe seulement si on le rapporte à ce que Freud, par la dichotomie père-fils, entend comme collectif.

Dans le processus du Massenbildung, c’est-à-dire, celui de « faire masse » se manifeste, ce que le lecteur attentif Kelsen a mis en lumière, le lien social. Les hommes, nous dit Freud, rentrent en rapport entre eux ce qui, de notre point de vue, devient un réseau social. Or, chez Freud, c’est à vrai dire grâce à la manifestation de ce lien, de cet effet de « faire masse », que nous retrouvons l’inconscient collectif. Le Bon, malgré le fait d’avoir tissé les descriptions des organisations des foules est passé à côté du lien social ; c’est pourquoi l’inconscient apparaît chez lui comme un épiphénomène. Au contraire, chez Freud, il devient un redéploiement à articuler à travers les deux dimensions qui suivent les mouvements sur et par le sujet. La première s’achève par l’analyse sexuelle de la libido et conduit à l’individu et l’autre cherche à reconstruire le lien social (ou Culturel) du collectif par l’inconscient. Pour conclure, l’inconscient chez Freud est un processus trans-individuel qui parcourt les individus et les formations collectives ce qui, d’après nous, s’apparente à l’approche « inter » sociale et psychologique de Gabriel Tarde.

4. L’interaction imitative chez Tarde : synthèse d’identification et du lien social

L’hypothèse de l’inconscient collectif, proposé par Freud, affranchit la réflexion portant sur le collectif des caractères irrationnels et morbides. Par cela, nous sommes face à une nouvelle approche analytique sur les mouvements des foules. Les foules ne sont plus, ou non seulement considérées, comme des ordres barbares, par leurs éléments inconscients, vis-à-vis d’un mouvement social et politique. L’ère des foules, faisant référence à l’approche lebonienne, est balayée par une nouvelle époque qui balance entre, celle d’un inconscient collectif et celle du public. C’est ainsi, que cette étude conduit à l’œuvre de Gabriel Tarde. Homme de Droit, connu du public pour avoir critiqué durement dans la Revue de Lacassagne la théorie lombrosienne du criminel-né, Tarde façonne, petit à petit, une structure psychosociologique qui se développe dans la conception du public. À l’écart de l’irrationalisme et de l’inconscient collectif, il ouvre une troisième voie par rapport à celles empruntées par Le Bon et Freud. Et pourtant, son analyse s’apparente de manière aveuglante, selon notre point de vue, aux processus freudiens d’identification et de « faire masse ». Comment est-il donc possible, que Tarde, ait pu s’écarter de l’hypothèse d’un inconscient collectif ? Et encore : comment faut-il considérer une organisation collective, comme celle du public sans inconscient ? Deux interrogations qui nous amènent à reconsidérer l’inconscient collectif par son absence. Certes ce manque exprime, paradoxalement, une présence imposante dans les études sociologiques contemporaines.

Il faut d’abord préciser que Tarde, à travers son livre paru dans le 1890, Les lois de l’imitation, se place au croisement de la vision traditionnelle qui renvoie la foule à une forme pathologique du social et d’une nouvelle approche de l’analyse des relations sociales. De ce fait il butte trop souvent, sur la difficulté de dissocier sa pensée sociologique de ses travaux portant sur les crimes.

L’imitation représente, en deux mots, une force vectorielle qui permet aux individus de rentrer en contact entre eux et par cela satisfaire des besoins autant mentaux que mécaniques. Dans cette dynamique, provoquée par des échanges, les individus, nous dit Tarde, peuvent emprunter certains mode de vie ou des modèles d’action voisine pour améliorer ou résoudre les siens. Un échange, (et ici se trouve l’élan qui à partir de cette théorie conduira à la définition du public) peut s’effectuer aussi auprès des individus distants les uns aux autres. La théorie imitative nous place au dedans de ce que, comme Latour le définit dans un langage plus moderne, un réseau social. Pour cela, il faut préciser qu’imiter ne revient pas à copier (mimesis) mais à interagir. Du coup Tarde s’affranchit d’une tradition conservatrice qui considère la foule comme irrationnelle. Lorsque les individus imitent, ils interagissent et pour cela d’une part, renforcent le lien social du groupe auquel ils appartiennent et d’autre part confient leur individualité au service de ce groupe. C’est ici que l’interaction imitative répond à l’analyse freudienne du collectif, davantage que celles auxquelles Freud a fait référence dans Massenpsychologie. En effet, ainsi décrite, l’imitation ne considère plus la foule comme une perte pour l’individu, mais un gain. Sans doute une prise de position formulée à contrecœur par Tarde qui, sous certains aspects donne l’impression d’être réactionnaire. Mais dans les faits l’individu qui reste en dehors de la masse est, pour le dire avec Tarde, un « perdant à la loterie sociale ». Qu’il soit un génie inventeur qui actionne l’interaction imitative, ou un criminel, il reste un individu paralysé dans ses actions et dans sa pensée. L’un comme l’autre, pour acquérir sa pleine mobilité, doit rentrer en contact imitatif faute de quoi, par un processus d’exclusion, il devient pour Tarde un individu opposé à la société. Dans ce processus d’isolation individuelle, que Tarde nomme « anti-social » (pour le criminel) et « extrasocial » (pour le génie) croise le cheminement emprunté par Freud dans « Totem et Tabou » et qui remonte à la surface en Massenpsychologie. Notamment le criminel est pour Tarde - où sans doute l’expérience professionnelle en tant que juge a joué un rôle crucial dans cette élaboration – celui à l’extérieure du groupe, un outsider au sens propre. Il s’est mis à l’écart de l’interaction imitative et des liens sociaux ce qui, fait de lui un mutilé social et en cela Tarde synthétise les deux acteurs freudiens du père et fils. En deux mots, si chez Freud nous trouvons le père – le seul qui se trouve à vivre en dehors de la foule- et le fils, qui après la mort du père abandonne le groupe, chez Tarde, ils reviennent à une seule figure et à un seul mouvement. Une synthèse qui se révèle avantageuse pour la psychologie collective puisque, sans besoin de faire appel à une voie analytique nous introduit directement dans le collectif. L’interaction imitative, dans ce sens, comble l’insatisfaction freudienne de la suggestion. Freud, en effet, au chapitre IV de Massenpsychologie, une fois qu’il a analysé les théories sur la suggestion proposée en psychologie politique, décide d’employer une deuxième voie d’analyse psychosexuelle pour comprendre l’inconscient collectif.

Nous sommes face à un malentendu qui se ramène au plus banal phénomène du téléphone arabe. Freud visiblement n’a pas lu directement Tarde (même si ses « Lois » ont été déjà traduites en allemand) mais, la lecture critique que nous propose Brougeilles dans un article, paru en 1913, dans la Revue Philosophique, dont on retrouve la référence dans une note en bas de page. La question reste dans l’ordre d’une conjecture, mais est pourtant très captivante : l’imitation, comme un lien à l’écart de la suggestion, a-t-elle pu influencer l’analyse freudienne ? Nous soutenons l’idée que l’interprétation tardienne représente une proposition valable susceptible de soutenir la comparaison de la libido freudienne. Non seulement pour ce qui concerne un des processus d’identification auquel Freud se réfère (celui du modèle dans un rapport notamment à la mimesis) mais comme vision d’emblée capable de saisir le collectif dans la permanence et la dissolution de ses institutions, ce qui pour Freud, répond au nom d’inconscient collectif et que pour Tarde, renvoie à l’ordre des rayonnements imitatifs.

5. Le public sans inconscient collectif

L’interaction imitative s’avère une voie économique pour la psychologie collective capable, par son phénomène immédiat, de traduire le lien social, sans nécessité de renvoyer ni à une libido ni à une contagion, ni notamment à un inconscient collectif. À maintes reprises, Tarde affirme sa volonté de se tenir à l’écart d’une discussion portant sur le collectif en terme de conscient/inconscient, selon lui impropre à relever la dynamique sociale qui est déjà présente dans l’action produite par l’imitation. A cela, Tarde développe l’hypothèse, tout au début de « Les lois de l’imitation » que l’état social correspond à un état hypnotique, résolu, lorsqu’il propose son essai (1899), quelques années après, sur l’opinion et la conversation. Si l’homme social est ramené à une sorte de somnambulisme où l’on retrouve clairement l’influence des travaux de Charcot, cela n’implique pas que l’individu soit un automate, mais qu’on à faire à une forme inédite de penser et participer au social. Une forme, qui collabore au nouveau paradigme de « faire masse ».Ainsi, chez Tarde, apparaît inexorablement le Public qui représente le produit de l’interaction imitative et d’un point de vue conceptuel, la preuve qu’une organisation collective, plus moderne d’ailleurs, peut exister sans l’inconscient collectif. Le mouvement d’identification jusqu’ici synthétisé dans l’imitation et qui a abouti au concept de lien social par le fait d’être une action interindividuelle, est dans ce contexte transposé dans une dimension virtuelle. Ce qui légitime l’absence d’un inconscient collectif puisque un public, à savoir une foule qui existe sans être visible, est renvoyé au caractère de la conversation. Pour reprendre le parallèle freudien, le « faire masse » est désormais un faire opinion . Voici donc comment le résultat d’un non-inconscient collectif n’élime nullement le goût du social mais, en reprenant Katz, élève de Lazarsfeld et lecteur de Tarde, nous introduit à penser cette absence dans une dimension de passif et d’actif. Pour le dire avec Katz (1992), la question aujourd’hui est « celle de savoir si les avocats et les spectateurs sont éveillés ou endormis ». Dans l’âge actuel des publics toujours plus invisibles, façonnés par la variété des réseaux sociaux du monde web, il nous semble important de proposer à nouveau, dans cette section thématique, la voie d’un non-inconscient collectif tel que l’a proposé Tarde.

i  Pour ce qui concerne la traduction du titre de Psychologie des foules de Le Bon en langue allemande, Cf. Etienne Balibar et Cf. Paul- Laurent Assoun.

Assoun Paul- Laurent, Freud et les sciences sociales. Psychanalyse et théorie de la culture, Edition Armand Colin, Paris,2008.

Balibar Etienne, Freud et Kelsen, 1922. L’invention de surmoi, in Le Surmoi, genèse politique in Revue Incidence, Edition Le félin, Paris, 2009.

Brougeilles Raoul, L’essence du phénomène social : la suggestion, In Revue Philosophique, XXV, 1913 In Archives Gallica (BNF)[en ligne].

Duclos Alexandre, Sociologie de l’inconscient collectif : comment rendre des comptes au sens commun, Revue du MAUSS permanente, 6 mai 2010 [en ligne].

Freud Sigmund, Psychologie de masses et analyse du moi (Massenpsychologie und Ich-Analyse), Puf, Paris, 2010.

Freud Sigmund, Totem et Tabou, Edition Gallimard, Paris 1993.

Gabriel Tarde, L’opinion et la foule, Presses Universitaires de France, Paris, 1989.

Gabriel Tarde, Les Lois de l’imitation, Edition Les Empêcheurs de penser en rond, Paris 2001.

Katz Elihu, L’héritage de Gabriel Tarde, Un paradigme pour la recherche sur l’opinion et la communication. Hermes, 11-12, 1992.

Latour Bruno, Changer de société, refaire de la sociologie, Edition La Découverte, Paris 2007.

Le Bon Gustave, Psychologie des foules, Presses Universitaires de France, Paris, 1981.


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