N°25 / numéro 25 - Juillet 2014

Le rôle des stéréotypes nationaux dans les interactions interpersonnelles et intergroupales

Svetlana Radtchenko-Draillard

Résumé

Cet article porte sur l’analyse du rôle des stéréotypes nationaux dans les interactions interpersonnelles, intergroupales et la négociation dans le cadre de deux études expérimentales. L’objet de notre étude expérimentale est d’analyser les stéréotypes des sujets de deux échantillons à l'égard de l'endogroupe et de l’exogroupe et d’établir leur lien avec la distance sociale et les valeurs. Les résultats obtenus montrent que les rapports entre « Nous » (l'endogroupe) et « Eux » (l'exogroupe) peuvent être étudié de façon suivante : a) le favoritisme de l’exogroupe et l’endogroupe, b) le défavoritisme de l'exogroupe et le favoritisme de l’endogroupe, c) le favoritisme de l'exogroupe et le défavoritisme de l’endogroupe, d) le défavoritisme de l’exogroupe et de l’endogroupe.

This article looks at an analysis of the role of national stereotypes in interpersonal/intergroup interactions in the experimental study. The objective of our experimental study is to analyse the stereotypes of subjects from two samples in relation to the in-group and the out-group and to establish a link with social distance and values. The results obtained show that the links between “US” (the in-group) and “THEM” (the out-group) can be studied as fallows: a)favouritism of the out-group and the in-group, b)defavouritism of the out-group and favouritism of the in-group, c)favouritism of the out-group and defavouritism of the in-group, d)defavouritism of the out-group and the in-group.

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Introduction et problématique

La recherche relatée dans cet article concerne l'analyse de l’influence des stéréotypes nationaux sur les interactions interpersonnelles (l’endogroupe) et intergroupales (l’exogroupe). En se basant sur la conception que les sujets dans les interactions interpersonnelles utilisent souvent les stéréotypes pour provoquer la méfiance et l'hostilité comme une stratégie de communication, nous estimons également que les stéréotypes nationaux ne sont toujours pas négatifs à l'égard de l'exogroupe. Dans les interactions interpersonnels et intergroupales la présence des stéréotypes positifs s’exprime souvent comme une sympathie et une confiance à l’égard des autres et une possibilité de les juger plus positivement. Ces stéréotypes positifs peuvent aussi faciliter une orientation coopérative dans la négociation internationale, c’est à dire la recherche en commun d’une solution mutuellement satisfaisante et mettre un accent sur les intérêts communs dans les interactions intergroupales. Ils accompagnent également le processus intégratif de communication avec les sentiments d’amitié, d’estime et d’empathie qui s’établissent entre sujets. C’est pourquoi la variable « stéréotype national » très peu étudié encore dans les interactions interpersonnelles et intergroupales, a présenté pour nous un intérêt particulier pour effectuer une recherche expérimentale dans le cadre de cette étude. Pour mieux connaître les attentes, les attitudes et les valeurs des adversaires avant la négociation internationale il fallait étudier les stéréotypes nationaux de chaque groupe des sujets. Il était très intéressant pour nous de réaliser une étude des stéréotypes des Français et des Russes. Le choix d’étude de ces populations avait des différentes raisons : les Français et les Russes sont deux grandes nations qui jouent un rôle important dans les résolutions des différents conflits dans le monde, ils ont une grande expérience des relations commerciales, culturelles, scientifiques, etc. Deux peuples (les Français et les Russes) ont aussi beaucoup de ressemblances et beaucoup de différences en même temps : ils sont européens et ils ont beaucoup d’échanges scientifiques et culturels. Mais ils avaient les différents systèmes politiques dans le passé et qui ont des différences économiques et sociales dans le présent. Enfin, nous considérons qu’en réunissant pour atteindre leurs buts et trouver une solution acceptable les sujets de deux nationalités mettent en avant leur identité sociale comme moyen mental dont on dispose pour repérer l'identique et le différent dans la diversité de leurs engagements, qui sont profondément liés au type de leur culture et au contenu des stéréotypes nationaux.

Analyse théorique des stéréotypes nationaux dans les interactions interpersonnelles

Les aspects culturels jouent un rôle majeur dans l’établissement graduel d’une relation entre les sujets et les groupes qui ira de la méfiance, d’hostilité ou d’indifférences initiales, soit à un renforcement de cette attitude initiale, soit à l’établissement d’un rapport confiant et ouvert. Chaque culture produit son type de stéréotypes par rapport à son groupe (l'endogroupe) et à autrui (l'exogroupe). Depuis les travaux de Lippmann (1922) on sait que les stéréotypes présentent un ensemble de croyances partagées ou répandues dans une communauté ou dans un groupe ethnique. Néanmoins, au début les stéréotypes étaient considérés dans la psychologie sociale comme des erreurs, des généralisations primitives et sur-simplifiées d’un groupe à l’égard d’un autre, uniquement associés à un champ d'études intéressé par l'exactitude de la perception sociale et visant à déterminer uniquement quelles sont les personnes les plus capables de reconnaître les particularités dans les groupes ou de deviner les personnalités de proches ou d'étrangers. Ultérieurement, avec l’apparition de la théorie des conflits réels (TCR), de la théorie de l’identité sociale (TIS), de la théorie implicite de la personnalité (TIP) et de l'approche socioculturelle, les stéréotypes ont retrouvé leur statut assez important dans la psychologie sociale, en se présentant comme des mécanismes habituels liés à l’interaction entre personnes, groupes ou catégories sociales. Plus précisément, dans le cadre de la théorie des conflits réels les résultats de l'expérience de Sherif et ses collaborateurs (1961) sur le conflit intergroupal constatent que les groupes indépendants mis en interaction de compétition élaborent des stéréotypes négatifs l’un à l’égard de l’autre, alors qu’ils élaborent des stéréotypes très positives à l’égard de leur groupe d’appartenance. Ensuite, pour réduire l'hostilité entre groupes et renforcer visiblement leur coopération Sherif et ses collaborateurs (1961) ont introduit au cours de la phase finale de leur expérience les buts supraordonnés, qui correspondent aux situations où un ennemi commun surgit de l’extérieur ou lorsqu’un problème crucial survient de l’intérieur. Ces nouvelles activités permettent de rétablir une harmonie entre groupes, créer une interdépendance entre les sujets qui, précédemment membres de deux groupes opposés, sont forcés de se fondre en une seule unité et renforcer leurs stéréotypes positifs à l‘égard de l‘exogroupe. La théorie de l’identité sociale (T.I.S), élaborée par Tajfel (1981) comprend trois parties suivantes : 1) la catégorisation sociale (une catégorisation d'objets en classes distinctes accentue tant les différences entre les classes -un effet de contraste, que les ressemblances au sein des classes -un effet d'assimilation, à partir d'une analogie entre l'estimation de lignes et la perception dans une expérience de Tajfel,1981), 2) la comparaison sociale (les catégorisations sociales qui se changent et leur implication varie en fonction des comparaisons sociales, qui sont liés avec l’identité sociale des sujets et favorisent l’endogroupe pour augmenter leur estime d’eux-mêmes et renforcer la compétition entre groupes étaient analysés dans une expérience sur le paradigme du groupe minimal), 3) l’identité sociale (elle a deux composantes : une identité personnelle et une identité sociale). A ce sujet, dans la théorie de l’auto-catégorisation, liée à l’identité sociale, Turner (1987) précise que les gens forment des auto-catégorisations à différents niveaux, tels que : a)humanité (moi abstrait), b) groupe (rapport entre endogroupe et exo groupe), c) individualité (individu unique) et chaque niveau l’individu est motivé à évaluer positivement les catégories auxquelles il appartient, ainsi qu’apprendre et appliquer les normes stéréo typiques de ces catégories). D’un autre point de vue,la cognition sociale, se basant sur l’idée que les stéréotypes et la stéréotypisation sont étroitement liés avec l’information individuelle des gens, étudie exhaustivement les mécanismes de la formation d’impression et de la mémoire de personnes. Les premières études sur la formation d’impression, menées par Asch (1946), constatent que dans la formation d’impression, les sujets tendent à accorder une importance disproportionnée à l’information reçue en premier lieu et les traits du milieu sont interprétés et compris d’une façon évaluativement cohérente avec les premiers traits de la liste (l'effet “de primauté”).Au cours de ses recherches, Asch (1946,1952) met en évidence un autre phénomène de la formation d'impression (l’effet de “centralité”), selon lequel certains traits plus centraux organisent autour d’eux les traits moins tranchés. Les recherches de la cognition sociale engagées dans l’étude de la mémoire des personnes sont centrées sur l’analyse des représentations de l’information dans la mémoire des personnes, mettent un accent sur l’idée que les stéréotypes influencent la manière dont les informations nouvelles sont traitées, codées et récupérées en mémoires et accordent davantage aux informations cohérentes avec leurs attentes. L’idée de l’illusion de corrélation était évoquée dans une autre recherche sociale sur la formation d’impression par Hamilton et Sherman (1989), selon laquelle les gens sont particulièrement sensibles aux données saillantes dans notre environnement et ces dernières jouissent d’un avantage à l’encodage et en retour, feraient l’objet d’une meilleure récupération en mémoire et influencent considérablement le contenu des stéréotypes. Enfin, depuis dernières années, les psychologues sociaux ont proposé divers modèles d’interventions pour changer ou contredire les stéréotypes (soitpar l’accumulation de l’information contredisante et efficace, soit la conversion soudainement à partir d’une seule information, pertinente et forte , soit par la subdivision ou la sous catégorisation de l‘information en plusieurs sous-groupes auxquels s’appliquent des traitements différents : pour l’un le stéréotype se maintient, pour l’autre il se transforme ou s’évolue sous l’effet de l’information novatrice (Taylor, 1981, Ashmore, 1981). De notre point de vue, l'analyse de ces approches met en rapport le contenu des stéréotypes avec leur fonction explicative et ouvre de nouvelles voies pour la recherche et l'explication des problèmes interpersonnels et intrapersonnels dominant dans la communication et l'interaction. Ces significations peuvent se changer au cours des interactions, des rencontres intergroupales, internationales et des négociations où les adversaires peuvent se tromper quant à vraie signification du comportement de l’autre et les gens peuvent ignorer ce qu’ils expriment par leur comportement.

L’approche socioculturelle des stéréotypes et l’approche psychanalytique du genre dans les interactions sociales

Les auteurs de l’approche socioculturelle, aussi appelée perspective de l’apprentissage social, se centrent essentiellement sur la société. Ceci signifie qu’ils s’intéressent à l’évolution des stéréotypes dans un système culturel donné ainsi qu’à leurs modes de transmission. Katz et Braly (1933) sont les initiateurs de cette ligne de recherche. Pour Katz et Braly, (1933) les stéréotypes dérivent d’une observation directe des différences entre divers groupes dans une société donnée. Ce faisant, ils considèrent les stéréotypes comme un phénomène devant être étudié au niveau des groupes ou des sociétés. L’approche socioculturelle délivre un message radicalement différent de ceux des théories psychodynamiques et du conflit intrapersonnel et social. Elle s’attaque directement au problème de l’acquisition et la transmission des stéréotypes. Un grand nombre de recherches ont été consacrées aux modes d’apprentissage des stéréotypes et à leurs modes de transmission, tels que les programmes de télévision, la publicité, les périodiques, les groupes de pairs ou les interactions. Eagly et Kite (1984), s’intéressent à la façon dont les stéréotypes arrivent à avoir un contenu spécifique et constatent, qu’ils se forment au travers de l’observation des comportements des membres du groupe stéréotypé et sa perspective repose sur la supposition de l‘existence d’« un noyau de vérité ».Pour eux, les rôles occupés par les membres d’un groupe donné sont cruciaux. Selon Eagly et Kite, les croyances concernant les différences raciales dans un pays découlent, du moins en partie, de l’observation du fait que les groupes raciaux sont inégalement répartis à travers les classes sociales dans une société donnée.

De nombreuses recherches ont montré que des groupes à statut supérieur tendent davantage à marquer leurs distances à l’égard d’un groupe à statut inférieur qu’inversement (Deschamps, 1979, Doise, 1979, Personnaz, 1979). Deschamps et Personnaz, (1979) constatent également que les groupes à statut moins élevé ou moins assuré se comportent d’une manière plus discriminatoire à l’égard d’un autre groupe et expriment assez fort le favoritisme de l’endogroupe. D’autres auteurs ont montré que des groupes à statut élevé tendent davantage à marquer leurs distances à l’égard d’un exogroupe à statut bas qu’inversement. (Jodelet 1982 ; Moscovici, 1994). Enfin, certains chercheurs ont mis en évidence que le degré d’exactitude des perceptions d’autres nations était lié à la proximité géographique, à la fréquence des relations et que les représentations étaient d’autant plus stéréotypées que les nations étaient différentes les unes des autres (Lewin, 1965 ; Hoffmann et Hurst, 1990 ; Kruglanski, 1989, Radtchenko-Draillard, 2003, 2011).

De point de vue de certains chercheurs les niveaux d’instruction et des catégories jouent aussi un rôle important dans la formation des stéréotypes ; les sujets qui ont les niveaux bas scolaires se rapportent moins favorables à autrui que ne le font les niveaux supérieurs. Cette dernière orientation est partagée par les professions libérales et cadres supérieurs, étant plutôt indépendants. Les personnes indépendantes dont l’image ne repose ni sur la comparaison, ni sur l’opinion des autres, n’attachent d’importance pour forger leur première impression que sur les caractéristiques non physiques (psychologiques, mentales et morales). De plus, les jeunes sont guidés par la recherche d’une société de pairs, mettent l’accent sur l’échange et la découverte des qualités psychologiques et de la manière de voir ; les personnes d’âge moyen sont plus sensibles à la présentation sociale, aux deux niveaux d’appréhension d’autrui, confirmant la prégnance de l’insertion sociale dans l’attitude mentale de l’âge mûr ; avec l’avancée en âge, l’expressivité, attribut dominant lors de la première impression, sert à juger des qualités morales lors du jugement, l’expression sociale permettant alors de jauger l’autre dans ses manifestations expressives (Doise, 1979, Moscovici,1984).

Le rôle de sexe associés aux rôles d’âge sont présentés comme déterminant des faisceaux de rôles tenus pas l’individu dans la plupart des systèmes sociaux. Gerber (1996) a constaté que la différenciation de sexe est bien présentée dans la détermination des voies d’accès au statut supérieur : les femmes, comme dans toute situation de travail, doivent montrer une compétence plus forte pour y parvenir. Cette recherche semble indiquer que l’application des stéréotypes de sexe dans la perception des autres est en étroite relation avec leur position dans des hiérarchies sociales. La fonction normative des stéréotypes concernant les sexes apparaît notamment dans les situations en laboratoire lorsque d’autres facteurs tels que l’âge et le niveau d’enseignement sont équivalent et que le sexe constitue la seule principale variable manipulée. Dans ce contexte, la conformité aux rôles liés à leur sexe exerce une influence significative sur le comportement des hommes et des femmes, donnant lieu à des différences quantifiables dans la moyenne de leurs performances. Pour le cadre général, elle s’est servie des travaux de Bakan (1986) qui décrit les femmes comme se caractérisant par des traits communautaires prédominants, tandis que les hommes sont principalement agentifs. Ces descriptions lui ont permit d’identifier les traits positifs de chaque sexe. Les stéréotypes représentant la femme comme un être préoccupé par le bien-être des autres sont un aspect de la dimension communautaire que Bakan décrit en termes d’altruisme, de souci pour les autres et de désir de se sentir à l’unisson avec les autres. L’idée convenue selon laquelle les hommes sont affirmés et détiennent le pouvoir s’accorde parfaitement avec la dimension agentive avancée par Bakan, qui se caractérise par l’affirmation de soi, le besoin de s’exprimer et la volonté de maîtriser. Les attributs communautaires sont liés à la vie domestique tout comme les traits agentifs sont liés à la sphère publique.

La théorie psychanalytique freudienne propose également différents processus pour rendre compte du développement stéréotypique du genre. Du point de vue de Sigmund Freud initialement, les garçons comme les filles s’identifient à leur mère. Puis, vers 3-5 ans, les enfants s’identifient au parent du même sexe. Ce changement dans l’identification est censé refléter le conflit généré entre l’attachement érotique de l’enfant pour le parent du sexe opposé et la jalousie envers le parent du même sexe. Les filles en particulier, infériorisées de ne pas posséder l’organe génital masculin, s’identifieraient davantage à la mère. Ce processus d’identification est central dans la théorie psychanalytique. Au travers de ce processus, les enfants acquièrent les caractéristiques typiques de leur genre. Selon Freud (1932) « Ce faisant, il nous faut prendre garde de ne pas sous-estimer l’influence des organisations sociales qui acculent également la femme à des situations passives. Tout cela est encore loin d’être tiré au clair (….) La répression de son agressivité, constitutionnellement prescrite et socialement imposé à la femme, favorise le développement de fortes motions masochistes qui parviennent à lier érotiquement les tendances destructrices tournées vers le dedans…Vous êtes maintenant préparés à admettre que la psychologie ne résoudra pas non plus l’énigme de la féminité. Cette élucidation devra sans doute venir d’ailleurs, et pas avant que nous n’ayons appris comment s’est constituée de façon générale, la différenciation des êtres vivants en deux sexes. ». De plus, Freud considère stéréotypiquement que les femmes ont une capacité limitée pour la sublimation : « Les femmes représentent les intérêts de la famille et de la vie sexuelle ; le travail culturel est devenu toujours davantage l’affaire des hommes ; il leur assigne des tâches toujours plus difficiles, les obligeant à des sublimations pulsionnelles, auxquelles les femmes sont peu aptes ». Dans le sillage de Freud, Jacques Lacan (1962-1963) estime que la différence entre les sexes est fondamentalement d’identification. Pour Lacan, l’homme et la femme sont des rôles auxquels il s’agit pour le sujet de s’identifier, mais le concept de jouissance permet d’aller plus loin que ce qui pourrait passer pour un assez banal nominalisme. Lacan écrit aussi que la jouissance est essentiellement phallique. Toutefois, il reconnaît, chez la femme, une jouissance supplémentaire, « qui se tient par-delà la jouissance phallique, une ineffable jouissance de l’Autre » Ce processus d’identification est fondamental dans la théorie psychanalytique. Au travers de ce processus, les enfants acquièrent les caractéristiques typiques de leur genre. Enfin, Pommier (2010) considère que « quels que soient les succès du progrès, la féminité restera un problème plus ou moins angoissant- mais cette fois pour les hommes. Ces dernières disent parfois que la féminité est un mystère pour eux, et c’est d’abord vrai de leur propre féminité. Voilà ce qui deviendra toujours plus évident avec l’extension de la libération des femmes ». De l’autre point de vue les relations à l’autre représentent un bon exemple de domaine dans lequel la sensibilité féminine est plus désirable que l’agressivité masculine. Les femmes expriment plus facilement ce qu’elles éprouvent et perçoivent davantage ce que l’autre ressent. Elles ne sont donc pas plus émotives, mais elles communiquent mieux leurs émotions et leurs stéréotypes que les hommes. Le stéréotype féminin serait même évalué plus positivement que le stéréotype masculin, en raison d’une évaluation de plus en plus positive des qualités expressives et la féminité pourrait potentiellement associée avec le succès social (Paz, Vergara, Achcarro, 1995).

En conclusion, l’approche socioculturelle et l’approche psychanalytique nous délivrent un message radicalement différent de ceux des théories des conflits réels, de l’identité sociale ou des approches cognitives. Elle s'attaque directement au problème de l’acquisition et de la transmission des stéréotypes et les relie implicitement au comportement des sujets de différents sexes. En outre, les différences de stéréotypisation selon que l’explication est culturelle ou biologique impliquent que les théories utilisées pour rendre compte des différences entre groupes modulent l’impact des stéréotypes dans le jugement individuel. Ceci signifie pour nous l’importance de la dimension « théorique » des stéréotypes. Une telle perspective mettant en rapport le contenu des stéréotypes avec leur fonction explicative ainsi qu’avec les systèmes généraux d’explication des gens ouvre de nouvelles voies pour la recherche et l’explication des problèmes interpersonnels et intrapersonnels dominant souvent dans l’interaction interpersonnelle et intergroupale.

L’étude expérimentale des stéréotypes nationaux dans les relations interpersonnelles et intergroupales

Procédure

L’objet de notre première étude expérimentale est d’analyser les stéréotypes des sujets à l'égard de l’exogroupe et de l'endogroupe aussi bien au sein d’un échantillon de personnes françaises (232 sujets) que d’un échantillon de personnes russes (225 sujets). Dans cette étude réalisée, les deux échantillons étaient constitués d’habitants dans de grandes conglomérations : Paris et la région parisienne pour la France et Moscou et les environs pour la Russie. L’analyse des réponses de sujets de chaque groupe (français et russe) est réalisée au niveau des critères suivants : 1) le sexe des sujets (masculin et féminin), 2) l’âge des sujets (les jeunes et les âgés), 3) la catégorie socioprofessionnelle des sujets (statut moyen : a) les ouvriers et les personnes de service, b) les cadres moyens, c) les fonctionnaires du groupe C ; statut élevé : a) les cadres supérieurs, b) les fonctionnaires des groupes A et B, c) les professions libérales). (Voir Annexes). Sachant que dans les interactions interpersonnelles et intergoupales la distance sociale permet de définir exactement le niveau d’intimité accepté par des sujets par rapport des membres de l’exogroupe et de l’endogroupe et qu’elle sert, par conséquent, les individus au niveau de leur identité sociale, nous avons décidé d’étudier ses liens avec les stéréotypes nationaux. De plus, partant d’une idée que les stéréotypes sont essentiellement structurés par les valeurs des sujets (une désirabilité des comportements, des normes et des sentiments au sein d'un groupe ou entre groupes), nous avons également décidé d'analyser leur lien avec le contenu des stéréotypes nationaux. Notons que dans le but de cette étude nous avons analysé les niveaux suivants de la distance sociale : 1) niveau bas (relations formelles), 2) niveau moyen (respect, relations professionnelles), 3) niveau élevé (relations amicales et personnelles).

Les questionnaires suivants ont été utilisés : le questionnaire d’Osgood (Osgood, Suci et Tannebaum,1957)pour mesurer le contenu des stéréotypes nationaux (description, homogénéité, différenciation), le questionnaire de Triandis(1972) pour analyser la distance sociale et le questionnaire de Rokeach (1960) pour définir les valeurs terminales et instrumentales essentielles, ainsi que leurs liens avec le contenu des stéréotypes à l’égard de l’exogroupe et l’endogroupe (Voir ces questionnaires et notre interprétation Annexes).

Les hypothèses de notre étude expérimentale :1) Les stéréotypes sont différents au niveau de l’exogroupe et au niveau de l’endogroupe : a) les Français et les Russes ont une perception de l’exogroupe qui ne correspond pas à la perception de leur propre groupe (la différence va dans le sens, chaque fois, d’une perception négative de la part de l’exogroupe que celle de l’endogroupe, b) le contenu des stéréotypes des sujets français et des sujets russes est différent au niveau de l’endogroupe et au niveau de l’exogroupe par rapport au sexe, à l’âge et au niveau socioprofessionnel des sujets. 2) Le niveau de la distance sociale peut être différent à l’intérieur de son groupe et à l’extérieur de lui et dépend de contenu des stéréotypes.3) Les valeurs (terminales et instrumentales) ne sont pas identiques pour l’endogroupe et l’exogroupe et ont un lien direct avec le contenu des stéréotypes nationaux.

Résultats

Le contenu des stéréotypes nationaux de l’exogroupe et de l’endogroupe

Réponses des sujets français à l’égard de l'exogroupe et l’endogroupe

D'après les résultats obtenus des sujets français des différents sous- échantillons du groupe caractérisent l'exogroupe à l’aide des adjectifs suivants : 1) les hommes décrivent fréquemment les Russes, comme : généreux, forts, vifs, actifs, bons, turbulents et les femmes les décrivent, comme : forts, passionnés, grands, irréalistes, difficiles, expansifs(sous- échantillon- hommes- femmes) ; 2) les sujets plus jeunes (âge moyen -23,9) caractérisent principalement les Russes, comme : forts, actifs, généreux, irréalistes, bavards, bons et les sujets plus âgés (âge moyen- 48,5) les caractérisent, comme : forts, vifs, passionnés, naïfs, grands, difficiles, méchants (sous- échantillon –jeunes- âgés) ; 3) les sujets de statut moyen caractérisent les Russes, comme : grands, irréalistes, passionnés, turbulents, naïfs, difficiles, bavards et les sujets de statut élevé les caractérisent, comme : généreux, vifs,, bons, forts, actifs, irréalistes, turbulents.(sous- échantillon- statut moyen- statut élevé).(Voir Annexes).

Concernant l’endogroupe (les Français), les sujets français des différents sous-échantillons du groupe la décrivent : 1) les hommes évaluent les Français (l'endogroupe), comme : gentils, bons, rusés, agréables, expansifs, passionnés, distraits et les femmes les caractérisent, comme : agréables, bons, vifs, bavards, turbulents, passionnés (sous –échantillon -hommes– femmes) ; 2) les sujets plus jeunes considèrent que les Français sont : surs d'eux, passionnés, agréables, irréalistes, bavards, distraits et les sujets plus âgés les décrivent, comme : gentils, vifs, sûrs d’eux, agréables, bons, expansifs, rusés, proches (sous- échantillon -jeunes- âgés) ; 3) les sujets du statut moyen évaluent les Français, comme : agréables, vif, bons, sûrs d’eux, gentils, passionnés, bavards, proches et les sujets du statut élevé les évaluent, comme : gentils, vifs, instables, expansifs, distraits, turbulents, rusés, irréalistes.(sous- échantillon -statut moyen –statut élevé) . On peut conclure que les sujets français décrivent les Russes à l’aide des adjectifs majoritairement de dimension de Puissance et d’Activité et ils décrivent les Français à l’aide des adjectifs appartenant principalement aux Dimensions d’Evaluation et d’Activité. En effet, l’image de l’endogroupe est plus positive que celle de l’exogroupe. Ceci confirme notre hypothèse n° 1a. Les femmes, les sujets français plus âgés et les sujets du statut moyen manifestent leur favoritisme pour l’endogroupe et expriment leur défavoritisme pour l’exogroupe. Enfin, les hommes français, les sujets français plus jeunes et les sujets du statut élevé évaluent positivement l’exogroupe et l'endogroupe, malgré certaines critiques à leur égard. (L’hypothèse n° 1-b n’est pas complètement confirmée). (Voir Annexes)

Réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe et de l’endogroupe

D’après les résultats obtenus, les sujets russes des différents sous-échantillons du groupe caractérisent de l’exogroupe (les Français) à l’aide des adjectifs suivants : 1) les hommes estiment qu’ils sont : calmes, stables, actifs, irréalistes, distraits, faciles et les femmes estiment qu’ils, sont : bons, passionnés, sûrs d’eux, vifs, rusés, irréalistes (sous- échantillon -hommes –femmes) ; 2) les sujets plus jeunes (âge moyen–24,7) décrivent les Français, comme : sûrs d'eux, vifs, stables, faciles, irréalistesfaibles et les sujets plus âgés(âge moyen–49,3) les décrivent, comme : vifs, passionnés, rusés, sûrs d'eux, calmes, actifs, bons (sous- échantillon -jeunes– âgés) ; 3) les sujets du statut moyen caractérisent les Français, comme : sûrs d'eux, calmes, actifs, méchants, irréalistes, stables et les sujets du statut élevé les caractérisent, comme : sûrs d’eux, vifs , rusés, passionnés, faciles, éloignés(sous- échantillon -statut moyen- statut élevé). (Voir Annexes)

Concernant l’endogroupe (les Russes), les sujets russes des différents sous-échantillons du groupe l’évaluent à l’aide des adjectifs : 1) les hommes les décrivent, comme : actifs, forts, agréables, proches, bons, stables, attentifs et les femmes les décrivent, comme : forts, vifs, généreux, actifs, méchants, passionnés, naïfs (sous-échantillon -hommes –femmes) ; 2) les sujets plus jeunes caractérisent les Russes, comme : forts, actifs, agréables, attentifs, proches, bons, vifs et les sujets plus âgés les caractérisent, comme : actifs, généreux, passionnés, réalistes, attentifs, méchantsbavards (sous- échantillon- jeunes et âgés) ; 3) les sujets du statut moyen décrivent les Russes, comme : généreux, réalistes, bons, agréables, proches, forts, méchants et les sujets du statut élevé les décrivent, comme : stables, forts, actifs, vifs, passionnés, naïfs, méchants(sous-échantillon- statut moyen – statut élevé). (Voir Annexes). En résumé, les sujets russes évaluent l’exogroupe à l’aide des adjectifs appartenant principalement aux groupes d’Evaluation et d’Activité et ils évaluent l’endogroupe à l’aide des adjectifs appartenant aux groupes d’Evaluation et de Puissance. L’image de l’endogroupe est beaucoup plus positive que celle de l’exogroupe. Ces résultats confirment notre hypothèse n° 1a. De plus, les hommes, les sujets plus jeunes et les sujets du statut moyen du groupe russe manifestent leur favoritisme pour l’endogroupe et leur défavoritisme pour l'exogroupe. Par contre, les femmes manifestent leur favoritisme pour l’exogroupe et de l’endogroupe et les sujets russes plus âgés manifestent leur favoritisme pour l’exogroupe. Enfin, les sujets russes de statut élevé ont image mixte (un peu critique) de l'exogroupe et de l'endogroupe. (L’hypothèse n° 1 b n'est pas complètement confirmée).

La distance sociale de l’exogroupe et de l’endogroupe

Les réponses des sujets français à l'égard de l'exogroupe et l’endogroupe

L’analyse des réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’exogroupe (les Russes) constate que : a) un niveau moyen de la distance sociale de l’exogroupe (priorité aux relations amicales et professionnelles avec l’exogroupe), lié aux stéréotypes majoritairement positifs était constaté chez les hommes (items essentiels - i.e. : collègue, copain, dîner,subordonné, chef), chezles sujets plus jeunes (i.e. : égalcollègue, copain, amipartage d’un appartement) et chez les sujets du statut élevé (i.e. :dîner, collègue, ami, chef, subordonné) ; b) un niveau bas de la distance sociale de l'exogroupe (priorité aux relations formelles), lié aux stéréotypes négatifs étaient constaté chez les femmes (i.e. :voisin, dîner, interlocuteur, égal,) chez les sujets plus âgés (i.e. : interlocuteur, voisin, égal, location, dîner) et chez les sujets du statut moyen (i.e. : interlocuteur, voisin, égal, location, chef). (L’hypothèse n° 2 est confirmée en grande partie).

L’analyse des réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’endogroupe (les Français) montre que un niveau de la distance sociale de l’endogroupe ne dépend pas toujours du contenu des stéréotypes nationaux. Plus précisément, on constate un niveau plus élevé de la distance sociale de l’endogroupe (priorité aux relations personnelles et amicales) chez les hommes (items essentiels- i.e. : ami, égal, famille, collègue, mariage), chez les sujets plus jeunes (i.e. : famille, copain, ami, égal, partage d’un appartement) et un niveau plus bas de la distance sociale de l’endogroupe chez les femmes (i.e. : collègue, dîner, copain, interlocuteur, ami), chez les sujets plus âgés (i.e. : dîner, interlocuteur, collègue, famille, chef) et chez les sujets de statut moyen (i.e. : égal, copain, ami, famille, caractère), qui donnent une priorité au respect et aux relations amicales et professionnelles. Pour conclure, certains stéréotypes à l’égard de l’exogroupe (ceux des hommes et des sujets plus jeunes) sont moins positifs que ceux des femmes, des sujets plus âgés et des sujets de statut moyen. Par contre, on constate un niveau moyen de la distance sociale de l’endogroupe (priorité aux relations professionnelles), chez les sujets de statut élevé (i.e. : collègue, copain, interlocuteur, dîner, chef) qui correspond à leurs stéréotypes plutôt positifs. (L’Hypothèse n° 2 n’est pas complètement confirmée). (Voir Annexes).

Les réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe et l’endogroupe

L’analyse des réponses des différents sous échantillons du groupe russe à l’égard de l’exogroupe (les Russes) constate que : a) un niveau moyen de la distance sociale de l’exogroupe (priorité aux relations professionnelles et formelles), lié aux stéréotypes mixtes (ou plutôt négatifs) était constaté chez les hommes (items essentiels- i.e. : interlocuteur, voisin, location, collègue, égal), chez les sujets plus jeunes (i.e. : interlocuteur, voisin, égal, collègue, location) et chez les sujets de statut moyen (i.e. : location, voisin, égal, interlocuteur) ; b) un niveau élevé de la distance sociale de l’exogroupe (priorité aux relations professionnelles, personnelles et amicales), lié aux majoritairement positifs était constaté chez les femmes (i.e. : dîner, voisin, ami, copain), chez les sujets plus âgés (i.e : copain, collègue, partage d'un appartement, chef, subordonné, dîner). Enfin, les sujets de statut élevé (i.e. : collègue, dîner, chef, subordonné, interlocuteur) ont un niveau moyen de la distance sociale de l'exogroupe (priorité aux relations professionnelles), qui correspond à leurs stéréotypes mixtes. (Voir Annexes). (L’Hypothèse n° 3 est confirmée en grande partie).

Concernant l’endogroupe (les Russes), l’analyse des réponses des différents sous-échantillons du groupe russe montre, que le niveau très élevée de la distance sociale de l’endogroupe (priorité au respect et aux relations personnelles, amicales et professionnelles), lié aux stéréotypes positifs était constaté chez les hommes (items essentiels - i.e. :dîner, collègue, égal, mariage, partage d’un appartement, ami, interlocuteur), chez les sujets plus jeunes (i.e. : égal, collègue, partage d’un appartement, ami, mariage, chef) et chez les sujets du statut moyen (i.e. :partage d’un appartement, ami, mariage, famille, voisin, subordonné, interlocuteur). Ensuite, les résultats montrent un niveau élevé de la distance sociale de l'endogroupe (priorité aux relations amicales, personnelles et professionnelles chez les femmes (i.e. :dîner, ami, collègue, voisin, famille, mariage), les sujets plus âgés (i.e. :dîner, partage d'un appartement, égal, ami, mariage, famille, interlocuteur) et les sujets de statut élevé (i.e. :dîner, égal, collègue, ami, chef, mariage, interlocuteur), malgré leurs stéréotypes mixtes à l’égard de l’endogroupe.(Voir Annexes) (L’hypothèse n° 2 est confirmée).

Les valeurs terminales et instrumentales

Valeurs terminales

Les réponses des sujets français à l'égard de l'exogroupe et de l'endogroupe

L’analyse des réponses des différents sous-échantillons du groupe français montre que les valeurs terminales de la catégorie « les relations interpersonnelles » (sociales) pour l’exogroupe et les valeursdes catégories « les relations interpersonnelles » (sociales) et « l’épanouissement personnel » (personnelles) pour l’endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) par les hommes(valeurs essentielles- v .e. : l'amitié, le bonheur, le monde de paix, la reconnaissance sociale, l'égalité, l‘amour véritable -pour l’exogroupe ; v .e. le bonheur, la réussite, la reconnaissance sociale, l'harmonie intérieure, l’amitié, la sécurité nationale- pour l’endogroupe), b) par les sujets plus jeunes (v.e. :le respect de soi, le bonheur, l’amitié, la reconnaissance sociale, l'amour véritable, l ‘égalité - pour l’exogroupe ; v.e. : le bonheur, l’amour véritable, la réussite, l’harmonie intérieure, la reconnaissance sociale et le respect de soi -pour l’endogroupe), c) par les sujets du statut élevé (v.e. : l’amitié, le bonheur, la reconnaissance sociale, l’égalité, l’amour véritable, la sécurité nationale -pour l’exogroupe ; v.e. : la réussite, la reconnaissance sociale, l’harmonie intérieure, le bonheur, la sécurité nationale, l’amour véritable- pour l’endogroupe). Puis, on constate que les valeurs terminales de la catégorie « la sécurité » pour l’exogroupe et les valeurs de la catégorie « les relations interpersonnelles » pour l’endogroupeétaient classées parmi les plus importantes : a) par les femmes (v .e. : la sécurité nationale, l’amitié, la liberté, le monde de paix, la réussite, l’égalité- pour l’exogroupe ; v .e. : le bonheur, la reconnaissance sociale, l’amitié, l'amour véritable, le monde de beauté, l‘harmonie intérieure- pour l’endogroupe), b) par les sujets plus âgés (v.e. la sécurité nationale, la liberté, l’égalité, le bonheur, le monde de paix, la sécurité familiale -pour l’exogroupe ; v. e. : le bonheur, l’égalité, l’amitié, l’amour véritable, la sécurité nationale, la reconnaissance sociale- pour l’endogroupe), c) par les sujets du statut moyen (v.e. : l’amitié, l’égalité, la sécurité nationale, le monde de paix, la liberté, le respect de soi - pour l’exogroupe. ; v.e. : l’amitié, le bonheur, la vie confortable, l'égalité, la reconnaissance sociale, la sécurité nationale- pour l’endogroupe). (L'hypothèse n° 3 est confirmée). (Voir Annexes)

Les réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe et de l’endogroupe

L’analyse des réponses des différents sous- échantillons du groupe russe montre que les valeurs terminales de la catégorie « les émotions et joie de vivre » pour l’exogroupeet les valeurs des catégories : » la sécurité »(sociales) et « le respect de soi et de ses proches » (personnelles) pour l’endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) par les hommes (valeurs essentielles- v .e. : la vie passionnante, la vie confortable, le plaisir, l’amour véritable, l'égalité, la liberté- pour l’exogroupe ; v .e. : le bonheur, la sécurité nationale, le monde de paix, le respect de soi, la sécurité familiale, la sagesse -pour l’endogroupe) ; b) par les sujets plus jeunes (v .e. : la vie passionnante, la liberté, l’amour véritable, l’amitié, le plaisir, la vie confortable- pour l’exogroupe ; v .e. : le bonheur, la sécurité nationale, le monde de paix, la sécurité familiale,le respect de soi, la liberté- pour l’endogroupe) ; c) par les sujets du statut moyen (v .e. : l’amour véritable, la vie passionnante, la vie confortable, le plaisir, la liberté, la sécurité nationale- pour l’exogroupe ; v .e. :le monde de paix, la liberté, la sécurité familiale, la sécurité nationale, le respect de soi, le bonheur -pour l’endogroupe). Puis, selon notre analyse les valeurs terminales de la catégorie « le sentiment d'accomplissement » pour l’exogroupe et les valeurs terminales de la catégorie « le respect de soi et de ses proches » (personnelles) pour l’endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) par les femmes (v .e. : le monde de beauté, le bonheur, l‘amour véritable, la vie confortable, l‘amitié, le salut éternel -pour l’exogroupe ; v .e. : le bonheur, le respect de soi, la sécurité familiale, la sagesse, l’amour véritable, la sécurité nationale- pour l’endogroupe) ; b) par les sujets plus âgés (v .e. ; le bonheur, la vie confortable, l’amour véritable, le monde de beauté, le salut éternel, le monde de paix- pour l’exogroupe ; v .e. : le respect de soi, le bonheur, la sécurité nationale, la sécurité familiale, la sagesse, la liberté- pour l’endogroupe).Enfin, les valeurs terminales des catégories : » les émotions et la joie de vivre » et « le sentiment d'accomplissement » pour l’exogroupe et les valeurs des différentes catégories pour l’endogroupe étaient classées comme les plus importantes par les sujets du statut élevé (v .e. : la vie confortable, la vie passionnante, l’amour véritable, le bonheur, le monde de beauté, le plaisir- pour l’exogroupe ; v .e. : la réussite, la reconnaissance sociale, la liberté, le bonheur, la sécurité nationale, le respect de soi- pour l’endogroupe). Ces sujets ont des stéréotypes mixtes à l’égard de l'exogroupe et de l'endogroupe. (L'hypothèse n° 3 est confirmée en grande partie). (Voir Annexes)

Les valeurs instrumentales

Les réponses des sujets français à l'égard de l'exogroupe et de l'endogroupe

Selon l’analyse des réponses des différents sous- échantillons du groupe français les valeurs instrumentales de la catégorie « la créativité » pour l’exogroupe et les valeurs de la catégorie « l’autoévaluation »-pour l'endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) parles hommes (valeurs essentielles- v .e. : l’efficacité, l’imagination, la logique, l'intellect, le contrôle de soi, l’amour -pour l’exogroupe ; v .e. : l’indépendance, le contrôle de soi, la responsabilité, l‘ambition, l'amour, la logique -pour l’endogroupe) ; b) par les sujets plus jeunes(v .e. : la logique, l’indépendance, l'intellect, l’imagination, la gaieté, l‘efficacité -pour l’exogroupe ; v .e. : lamour, le contrôle de soi, l'indépendance, l'efficacité, la responsabilité, l’ambition -pour l’endogroupe) ; c) par les sujets du statut élevé (v.e. : l’intellect, le courage, la logique, l’imagination, l'efficacité, l‘amour- pour l’exogroupe ; v .e. : l’intellect, l’indépendance, la responsabilité, l'amour, le contrôle de soi, la logique -pour l’endogroupe). Ensuite, selon notre analyse les valeurs instrumentales de la catégorie « le comportement social » -pour l'exogroupe et les valeurs de la catégorie « l’éthique » -pour l'endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) par femmes (v .e. ; le courage, l’efficacité, l’obéissance, l’ambition, l'amour, la logique- pour l’exogroupe ;v .e. :l’honnêteté, la moralité, l’efficacité, l‘intellect, l'amour, l’indépendance - pour l’endogroupe), b) par les sujets plus âgés(v .e. : le courage, l’intellect, l’imagination, l’amour, l‘obéissance, la gaieté -pour l’exogroupe ; v .e. : l’honnêteté, la moralité, la politesse, l'amour, la contrôle de soi, l’ambition- pour l’endogroupe) ; c) par les sujets du statut moyen (v .e. : la logique, le courage, l’ambition, l'indépendance, la gaieté, la moralité- pour l’exogroupe ; v .e. : l’honnêteté, la moralité, l’amour, l'indépendance, la politesse, la gaieté -pour l’endogroupe). (L'hypothèse n° 3 est partiellement confirmée). (Voir Annexes)

Les réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe et de l’endogroupe

L’analyse des réponses des différents sous-échantillons du groupe russe montre, que les valeurs instrumentales de la catégorie « l’éthique » (moralité) pour l'exogroupe et que les valeurs des catégories : « la créativité »(compétence) et « la puissance » (compétence) pour l'endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) par les hommes (valeurs essentielles- v .e. : la moralité, l’amour, l’imagination, l‘ambition, l‘honnêteté, la politesse -pour l’exogroupe ; v .e. :le courage, l’intellect, la logique, l’efficacité, l'imagination, l‘ambition- pour l’endogroupe) ; b) par les sujets plus jeunes(v .e. : l’amour, l’ambition, la moralité, l’imagination, l’honnêteté, la gaieté -pour l’exogroupe ; v .e. : l'efficacité, l’intellect, lamour, la logique, l’ambition, le courage- pour l’endogroupe) ; c) par les sujets du statut moyen (v .e. : la moralité, l’amour, la politesse, l'indépendance, l‘honnêteté, l’ambition- pour l’exogroupe ; v .e. ; le courage, l’ambition, l’efficacité, l’aide, la logique, l’intellect -pour l’endogroupe). Ensuite, selon notre analyse les valeurs des catégories : « la créativité » (compétence) et « l’éthique » (moralité)- pour l'exogroupe et les valeurs de la catégorie « la créativité » (compétence) pour l’endogroupe étaient classées parmi les plus importantes : a) par les femmes(v .e. : l'amour, la moralité, l’honnêteté, l’efficacité, l’intellect, l’imagination -pour l’exogroupe ; v .e. : l’honnêteté, l’intellect, l'amour, la logique, l’imagination, l’efficacité -pour l’endogroupe) ; b) par les sujets plus âgés(v .e. : l’honnêteté, la moralité, l’intellect, le contrôle de soi, la logique, l‘imagination- pour l’exogroupe ; v .e. : la logique, l’efficacité, l’intellect, l‘imagination, l’aide, l'amour -pour l’endogroupe). Enfin, on constate que les valeurs des catégories « l’éthique » (moralité) et « la créativité » (compétence) pour l’exogroupe et les valeurs de la catégorie « la créativité »(compétence)pour l'endogroupe étaient classées comme les plus importantes par les sujets du statut élevé (v .e. : l’intellect, l’imagination, la moralité, la logique, l'amour, l‘honnêteté- pour l’exogroupe ; v .e. : l’intellect, la logique, l’ambition, l’efficacité, l'amour, l’imagination - pour l’endogroupe). (L'hypothèse n° 3 est confirmée). (Voire Annexes)

Résultats

Partant de l’idée principale que les stéréotypes sont sensibles à la nature des interactions sociales pour assurer la cohésion du groupe dont les membres adhèrent majoritairement aux stéréotypes dominants, nous soulignons, que chacun d'entre nous possède autant d'identités sociales que d'appartenances (être simultanément partie d'une classe sociale, d'un groupe socioprofessionnel, d'une génération et bien sûr d'un sexe). A cet effet, nous avons analysé les interactions entre le contenu des stéréotypes (description, évaluation et explication), la distance sociale (mesure des différents niveaux des rapports sociaux) et les valeurs (les idéals et les désirs auxquels se référent les individus pour fonder le jugement, diriger leur conduite ou analyser et prévoir les situations) dans les relations intragroupes (l'endogroupe) et intergroupes (l'exogroupe). Les résultas obtenus nous permet de considérer que les rapports entre « Nous » (l'endogroupe) et « Eux »(l'exogroupe) évalués sur l'échelle bons/positifs ou mauvais/négatifs peuvent être étudié de la façon suivante :

1) le favoritisme de l’exogroupe et l’endogroupe(principe : « Ils sont bons et Nous sommes bons aussi »)- présente une bonne image de l'exogroupe et de l'endogroupe, des stéréotypes majoritairement positifs à l'égard d'autrui et de nous-mêmes, une préférence pour le respect et les relations amicales, personnelles et professionnelles avec les membres de l'exogroupe et de l'endogroupe, une priorité des valeurs, liées avec la cohésion sociale, la carrière professionnelle, les connaissances approfondies et un épanouissement personnel, ainsi qu'une confiance au sein de l’endogroupe et entre les groupes ;

2) le défavoritisme (ou la discrimination) de l'exogroupe et le favoritisme de l’endogroupe (principe : « Ils sont mauvais mais Nous sommes bons »)- présente une mauvaise image de l'exogroupe et une bonne image de l'endogroupe, des stéréotypes majoritairement négatifs à l'égard de l'exogroupe et des stéréotypes majoritairement positifs à l'égard de l'endogroupe, une préférence pour les relations strictement formelles avec l'exogroupe et une préférence pour les relations personnelles, amicales et professionnelles au sein de l’engroupe ; une priorité des valeurs, liées à la défense de ses actions de ses émotions pour l'exogroupe et une priorité des valeurs, liées à l'identité sociale, sa protection et sa normalisation au sein de l’endogroupe ;

3) le favoritisme de l’exogroupeet le défavoritisme(ou la discrimination) de l'endogroupe(principe : « Ils sont bons mais Nous sommes mauvais »)- présente une bonne image de l'exogroupe et une mauvaise image de l'endogroupe, les stéréotypes majoritairement positifs à l'égard de l'exogroupe et des stéréotypes majoritairement négatifs à l'égard de l'endogroupe, une préférence pour les relations personnelles, amicales et professionnelles avec l’exogroupe et une préférence pour les relations professionnelles et formelles avec l’endogroupe ; une priorité des valeurs, liées à l'idéologie, à la moralité ou à l'unité des normes pour l'exogroupe et une priorité des valeurs, liées à l'adhésion, la compréhension au sein de l’endogroupe ;

4) le défavoritisme (ou la discrimination) de l’endogroupe et l’exogroupe (principe : » Nous sommes mauvais et Ils sont mauvais, aussi »)-présente une mauvaise image de l'endogroupe et de l'exogroupe, des stéréotypes majoritairement négatifs à l'égard de l'exogroupe et de l'endogroupe, une préférence pour les relations formelles et professionnelles avec l’exogroupe et l’endogroupe avec l’accent sur les intérêts personnels ; une priorité des valeurs, liées à l'épanouissement personnel, l’autosatisfaction, aux connaissances et aux compétences professionnelles.

En conclusion, l'étude des stéréotypes nationaux constate un effet sur la perception du groupe et la perception réciproque des acteurs au cours des interactions interpersonnelles et intergroupales. Cependant l’influence des stéréotypes nationaux sur l’opinion du sujet dépend essentiellement de sa personnalité, son processus cognitif et son jugement porté sur soi-même. Nous estimons aussi qu’au cours de ces interactions ou la négociation internationale il y a une interaction entre leurs différents niveaux : intraindividuel (p.ex., analyse des processus de traitement de l'information de compétence), interpersonnel (p.ex., analyse des interactions avec l'environnement physique et social) et social (p.ex., l'influence de la culture, des stéréotypes nationaux, des caractéristiques ethniques, des normes sociales). Dans ces conditions le sujet pourrait être influencé par degré d’application des stéréotypes nationaux (contenu plus positif ou plus négatif) de son groupe et en même temps il peut conserver sa propre vision (son image) sur son adversaire. Soulignons, que les personnes, qui sont indépendantes de leurs stéréotypes, montrent une plus grande efficacité intellectuelle, plus d'aptitudes et plus de maturité dans la prise de décision, avec moins de sentiments d'infériorité et de rigidité dans le contrôle de soi et d'attitudes autoritaristes ; ils manifestent aussi une certaine liberté vis-à-vis des règles, une attirance pour les idées et les propositions nouvelles, une tendance à s'afficher et à se respecter eux-mêmes. Par contre, les personnes qui sont plus dépendants des stéréotypes se déclarent en faveur des lois et des règles dans les interactions, témoignent d'un grand besoin de clarté et de certitude et ils ressentent souvent une anxiété latente et un manque de confiance dans les relations interpersonnelles.

Annexes

Dans cette étude les deux échantillons étaient constitués d’habitants dans de grandes conglomérations : Paris et la région parisienne pour la France et Moscou et les environs pour la Russie. L’âge moyen des sujets –36,4 (pour les sujets français) et 37,1 (pour les sujets russes). Notons que l’âge moyen des sujets français plus jeunes- 23,9 et l’âge moyen des sujets français âgés-48,5, ainsi que l’âge moyen des sujets russes plus jeunes-24,7 et l’âge moyen des sujets russes âgés-49,3. L'étude descriptive a été effectuée sur les réponses de 124 hommes et 108 femmes pour le groupe français et de 116 hommes et 109 femmes pour le groupe russe.

Groupe

Nombre de sujets

Hommes

Femmes

Sujets plus jeunes

Sujets plus âgés

Sujets du

statut moyen

Sujets du statut élevé

Français

232

124

108

104

128

101

131

Russe

225

116

109

101

114

102

123

Le questionnaire sémantique d’OSGOOD (OSGOOD, SUCI et TANNENBAUM, 1957) contient quarante mots (les adjectifs, dont nous avons sélectionné dans ce questionnaire classique comme plus caractéristiques d’après les 42 entretiens avec les personnes françaises et russes). Ces mots (adjectives) sont composés de trois groupes d’échelles correspondant aux trois dimensions sémantiques fondamentales établies par OSGOOD :  Evaluation - 7paires : bon - mauvais, gentil- méchant, désagréable- agréable, sûr de soi- timide, proche- éloigné, généreux- avare, facile- difficile" ; Puissance – 6 paires : passionné- lucide, fort- faible, grand- petit, vif- indolent, attentif- distrait, expansif- renfermé ; Activité- 7 paires : rusé- naïf, rapide- lent, stable- instable, calme- turbulent, taciturne- bavard, réaliste- irréaliste, actif- passif.

Le questionnaire de TRIANDIS (1972) présente un modèle des relations orienté sur deux pôles : l’approche( ) et l’éloignement () et analyse les aspects essentiels du comportement : 1) respect(a ) j’admirerais le caractère de cette personne- caractère, b) je traiterais cette personne comme mon égal- égal, c) j’accepterais cette personne comme interlocuteur- interlocuteur,) ; 2) relations personnelles (a) je me marierais avec cette personne- mariage, b) j’admettrais cette personne dans la famille proche par le mariage -famille, c) j’accepterais cette personne comme mon beau-père ou beau-frère- beau-père) ; 3) relations amicales(a) je prendrais cette personne comme copain -copain, b) je prendrais cette personne comme mon ami intime- ami,c) je partagerais un appartement avec cette personne- partage d’un appartement, d) j’inviterais à dîner cette personne- dîner) ; 4) relations formelles(a) j’accepterais cette personne comme mon voisin- voisin, b) je louerais une chambre à cette personne- location, c) j’exclurais cette personne de mon pays - exclusion) ;5) relations professionnelles (a) j’accepterais cette personne comme collègue de travail -collègue, b) j’accepterais d’être commandé par cette personne -subordonné, c) je traiterais cette personne comme mon subordonné -chef).

Le questionnaire de Rokeach (1960) présente les dix-huit valeurs terminales :a) les valeurs sociales (orientation vers la société et les rapports interpersonnels) etles valeurs personnelles (centration sur ses désirs et ses souhaits) ; II) les dix-huit valeurs instrumentales : a) les valeurs de moralité(accentuation sur des règles de conduite et des normes sociaux), b) les valeurs de compétence (appuis sur des connaissances approfondies, reconnues que confèrent le droit de la personne de juger, d'agir, d’évaluer et de s'évaluer).

Questionnaire d’osgood

Réponses des sujets francais à l’égard de l’exogroupe (les Russes)

Analyse des moyens des adjectifs essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l'égard de l'exogroupe–eux) montre : 1) sous- échantillon (hommes- femmes) : a) les hommes décrivent l’exogroupe, comme : généreux (moy-5,160839, ety- 0,583768), forts (moy-5,185187, ety-0,492245), vifs (moy-5,089701, ety-0,65546), actifs (moy-5,014720, ety-0,712582), bons (moy-4,801979, ety-0,669261), turbulents (moy-4,751782, ety- 0,676847), b) les femmes le décrivent, comme : forts (moy-5,102829, éty-0,572112), passionnés (moy-4,983799, ety-0,788124), grands (moy-4,896345, ety-0,768946), irréalistes (moy-4,892423, ety-0,692471), difficiles (moy-4,774123, ety-0,430284), expansifs (moy-4,633477, ety-0,895303) ; 2) sous- échantillon (jeunes- âgés) : a) les sujets plus jeunes (âge moyen -23,9) décrivent l’exogroupe, comme : forts (moy-5,107758, ety-0,515354), actifs (moy-4,998108, ety-0,625307), généreux (moy-4,91664, ety-0,713159), irréalistes (moy-4,890436, ety-0,818703), bavards (moy- 4,807965, ety- 0,430284), bons (moy-4,600277, ety-0,866887) ; b) les sujets plus âgés (âge moyen- 48,5) le décrivent, comme : forts (moy- 5,330178, ety- 0,579402), vifs (moy-4,977282, ety-0,388654), passionnés (moy-4,969332, ety- 0,411475), naïfs (moy-4,750021, ety-0,569459), grands (moy-4,699679, ety-0,352349), difficiles (moy-4,588056, ety-0,399568), méchants (moy-4,413995, ety-0,295128) ; 3) sous- échantillon (statut moyen- statut élevé) : a) les sujets de statut moyen caractérisent l’exogroupe, comme : grands (moy-5,188762, ety-0,750457), irréalistes (moy-4,988929, ety-0,399545), passionnés (moy-4,952126, ety-0,411857), turbulents (moy-4,913977, ety- 0,366543), naïfs (moy- 4,912473, ety-0,699516), difficiles (moy- 4,84751, ety-0,498655), bavards (moy- 4,54751, ety-0,697437), b) les sujets de statut élevé le caractérisent, comme : généreux (moy- 5,19315, ety- 0,334031), vifs (moy – 5,18755, ety-0,365571), bons (moy - 5,032167, ety- 0,418055), forts (moy- 5,00966, ety- 0,203718), actifs (moy- 4,80569, ety-0,421153), irréalistes (moy- 4,62274, ety-0,413115), turbulents (moy- 4,50421, ety- 0,807446).

Réponses des sujets français à l’égard de l’endogroupe (les Français)

Analyse des moyennes des adjectifs essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’endogroupe- Nous) montre : 1) sous – échantillon (hommes – femmes) : a) les hommes décrivent l'endogroupe, comme : gentils (moy-5,152533, ety-0,321175), bons (moy- 5,091837, ety-0,392041), rusés (moy-4,846635, ety-0,410108), agréables(moy-4,839553, ety- 0,422180), expansifs (moy-4,734715, ety-0,292587), passionnés (moy-4,542015, ety-0,205986), distraits(moy-4,519684,ety-0,532039), b) les femmes le décrivent, comme : agréables (moy–5,099372, ety-0,608953), bons(moy-5,091813, ety-0,316396), vifs(moy- 4,916059, ety-0,271604), bavards (moy-4,808687, ety-0,318711), turbulents (moy -4,544201, ety-0,654135), passionnés(moy-4,697718, ety-0,698316) ; 2) sous- échantillon(jeunes- âgés) : a) les sujets plus jeunes évaluent l'endogroupe, comme : surs d'eux (moy- 5,199364, ety-0,245345), passionnés (moy-5,098952, ety-0,445370), agréables (moy- 5,001841, ety-0,497111), irréalistes (moy-4,795617, ety-0,565097), bavards (moy- 4,775012, ety-0,462694), distraits (moy-4,626375, ety-0,628428), b) les sujets plus âgés l’évaluent, comme : gentils (moy-5,194383, ety-0,128453), vifs (moy-5,088064, ety-0,295409), sûrs d’eux (moy-5,003639, ety-0,193677) agréables (moy-4,940571, ety-0,183964), bons (moy-4,898511, ety-0,115712), expansifs (moy-4,878104), rusés (moy-4,62565, ety-0,283838), proches (moy-4,59487, ety-0,291343) ;3) sous- échantillon (statut moyen - statut élevé) : a) les sujets du statut moyen décrivent l'endogroupe, comme : agréables (moy–5,089721, ety-0,121049), vif (moy-4,997911, ety-0,289647), bons (moy- 4,921928, ety-0,185217), sûrs d’eux(moy-4,844507,ety-0,285509), gentils (moy-4,798756, ety-0,123774), passionnés(moy-4,599551, ety-0,552405),bavards (moy– 4,593911, ety- 0,323225), proches (moy- 4,507329, ety-0,482763),b) les sujets du statut élevé le décrivent, comme : gentils (moy-5,098975, ety-0,120543), vifs (moy-5,079875, ety- 0,240256), instables (moy-4,998870, ety-0,363528), expansifs (moy-4,978789, ety-0,319790), distraits (moy-4,778745, ety-0,234952), turbulents (moy-4,682373, ety-0,192699), rusés (moy-4,599365, ety-0,493802), irréalistes (moy-4,59875, ety-0,259677).

Réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe (les Français)

Analyse des adjectifs essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe russe- à l’égard de l’exogroupe- Eux) montre : 1) sous-échantillon (hommes–femmes) : a) les hommes décrivent l’exogroupe, comme : calmes (moy-4,899561, ety- 0,709849), stables (moy-4,810723, ety-0,648215), actifs (moy-4,806853, ety- 0,373704), irréalistes (moy-4,709509, ety-0,441791), distraits (moy-4,655627, ety- 0,504279), faciles (moy-4,509548, ety-0,634952), b) les femmes le décrivent, comme : bons (moy-5,170899, ety-0,531152), passionnés(moy-5,001368, ety- 0,338125) sûrs d’eux (moy-4,900463, ety-0,496470) ; vifs (moy-4,511673, ety- 0,320398), rusés (moy- 4,510997, ety- 0,647863), irréalistes (moy-4,501103, ety-0,621372) ; 2) sous- échantillon (jeunes – âgés) : a) les sujets plus jeunes (âge moyen – 24,7) évaluent l’exogroupe, comme : sûrs d'eux (moy-4,949983, ety-0,245345), vifs (moy-5,012831, ety- 0,572859), stables(moy-4,768194, ety-0,695616), faciles (moy-4,635618,ety- 0,534013), irréalistes (moy-4,563933, ety 0,462879), faibles (moy-4,500297, ety-0,799268), b) les sujets plus âgés (âge moyen – 49,5) les évaluent, comme : vifs(moy-5,027668, ety- 0,215172), passionnés (moy-5,167675, ety- 0,068984), rusés (moy-4,881944, ety- 0,293677), sûrs d'eux (moy-4,685185, ety-0,359040), calmes(moy-4,675896, ety-0,317570), actifs(moy-4,571362, ety-0,407866), bons (moy-4,508112, ety-0,7664595) ; 3) sous- échantillon (statut moyen- statut élevé) : a) les sujets du statut moyen décrivent l’exogroupe,comme : sûrs d'eux (moy–5,035152,ety-0,361410), calmes (moy-5,018804, ety-0,150255), actifs (moy-4,908208, ety-0,239542), méchants(moy-4,830612, ety- 0,367744), irréalistes(moy-4,739271, ety-0,2225661), stables(moy-4,500396, ety-0,756093), b) les sujets du statut élevé le décrivent, comme : sûrs d’eux (moy-5,088564, ety-0,318461),vifs (moy-4,860775, ety-0,524778), rusés (moy-4,877863, ety-0,326461), passionnés (moy-4,594513, ety-0,781479), faciles (moy- 4,531247, ety-0,348857) , éloignés (moy -4,500564, ety-0,450268).

Réponses des sujets russes à l’égard de l’endogroupe (les Russes)

Analyse détaillée des adjectifs essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe russe- à l’égard de l’endogroupe -Nous) montre : 1) sous- échantillon (hommes- femmes) : a) les hommes décrivent l’endogroupe, comme : actifs (moy-5,177342, ety-0,644875), forts(moy-5,136431, ety-0,597586), agréables (moy-5,069935, ety-0,699207), proches (moy-4,714118, ety-0,487924), bons (moy- 4,705562, ety-0,657849), stables(moy-4,607982, ety-0,547832), attentifs(moy-4,596687, ety-0,558941), b) les femmes le décrivent, comme : forts (moy-4,944370, ety-0,23745), vifs (moy-4,953338, ety-0,628466), généreux (moy-4,691358, ety-0,48753), actifs (moy-4,629936, ety-0,49755), méchants (moy-4,588221, ety-0,389457), passionnés(moy-4,501866, ety-0,427563), naïfs (moy-4,500482, ety-0,399879), 2) sous- échantillon(jeunes- âgés) :a) les sujets plus jeunes (âge moyen – 24,7) caractérisent l'endogroupe, comme : forts (moy-5,128378, ety-0,388756), actifs(moy-5,159044, ety-0,299733), agréables(moy-4,983735, ety-0,345583),attentifs (moy-4,967161, ety-0,377899), proches(moy-4,822139,ety-0,311782),bons(moy-4,675991, ety-0,417896), vifs (moy-4,622851, ety-0,276835), b) les sujets plus âgés (âge moyen – 49,5) les caractérisent, comme : actifs (moy-4,939310, ety-0,259975), généreux(moy-4,820337, ety-0,299874), passionnés(moy-4,795211, ety-0,410883), réalistes(moy-4,578840, ety-0,399581), attentifs (moy-4,554207, ety-0,385667), méchants (moy-4,519216, ety-0,394046), bavards (moy-4,504828, ety-0,401883) ; 3) sous- échantillon(statut moyen - statut élevé : a) les sujets du statut moyen décrivent l'endogroupe, comme : généreux (moy-5,109972, ety-0,499661), réalistes (moy-5,01184, ety-0,390936), bons(moy-4,997484, ety-0,307908), agréables (moy-4,944762, ety-0,472708), proches (moy-4,910229, ety-0,269841), forts (moy-4,890610, ety-0,422086), méchants (moy- 4,704283, ety-0,320613) ; b) les sujets le du statut élevé décrivent, comme : stables (moy-4,984216, ety-0,690761), forts (moy-4,917895, ety-0,427094), actifs (moy- 4,771895, ety-0,683241), vifs (moy-4,619989, ety-0,413368), passionnés (moy–4,527833, ety-0,451522) naïfs (moy -4,504722, ety-0,730487), méchants (moy- 4,50098, ety-0,361751).

Questionnaire de Triandis (1994)

Réponses des sujets français à l’égard de l’exogroupe (les Russes)

Analyse par comparaison des items essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’exogroupe -Eux) montre : 1) sous- échantillon (hommes – femmes) : a) les hommes privilégient les relations amicales et professionnelles avec l’exogroupe collègue(moy–4,230403, ety-0,475841), copain(moy–4,208333,ety-0,510468), dîner(moy–4,156672, ety-0,535429), subordonné (moy–4,116667, ety-0,503359),chef (moy–3,997431, ety-0,693215), b) les femmes privilégient les relations formelles avec eux : voisin (moy– 4,303335, ety-0,374682) dîner (moy– 4,301665, ety-0,395546), interlocuteur (moy– 4,186667, ety- 0,403419-), égal (moy–5,105714, ety- 492677) ; 2) sous-échantillons (jeunes- âgés) : a) les sujets plus jeunes donnent une priorité aux relations amicales et professionnelles avec l'exogroupe : égal (moy-4,226670, ety-0,260208), collègue (moy– 4,148333, ety-0,445385), copain (moy- 4,010009, ety-0,383306), ami(moy-4,003336, ety-0,371659), partage d’un appartement (moy-3,926679,ety- 0,723040), b) les sujets plus âgés donnent une priorité aux relations professionnelles et formelles avec eux : interlocuteur(moy-4,493342, ety-0,376758), voisin (moy-4,266667,ety-0,390765), égal (moy-3,998336,ety-0,592501), location(moy-3,991667, ety-0,509995), dîner (moy- 3,942491, ety-0,5689347) ; 3) sous- échantillon(statut moyen- statut élevé :a) les sujets de statut moyen privilégient les relations formelles avec l'exogroupe : interlocuteur (moy-4,341667, ety-0,421307), voisin (moy-4,235336, ety-0,358198), égal(moy- 4,153331, ety-0,310871), location (moy-3,983477, ety-0,805293), chef (moy-3,896667, ety-0,544230), b) les sujets de statut élevé privilégient les relations amicales et professionnelles avec eux : dîner (moy-4,398387, ety-0,172095), collègue (moy- 4,215200, ety-0,211256), ami (moy-4,206667, ety-0,340577), chef (moy-3,986677, ety-0, 544230), subordonné (moy-4,948333, ety-0,395698). Remarque : item négatif de ce questionnaire « J’exclurais cette personne de mon pays était rejeté par tous sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’exogroupe ‘eux)

Réponses des sujets français à l’égard de l’endogroupe (les Français)

Analyse par comparaison des moyennes de items essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’endogroupe- Nous) montre : 1) sous- échantillon (hommes-femmes) :a) les hommes privilégient les relations personnelles et amicales avec l’endogroupe : ami (moy-4,395083, ety-0,330196), égal (moy–4,348332, ety- 0,347529), famille (moy-4,246667,ety-0,364509), collègue (moy-4,105033, ety- 0,279629), mariage(moy-3,965001,ety--0,519704),b) les femmes privilégient les relations amicales et professionnelles au sein de leur groupe : collègue(moy-4,375091,ety-0,298267), dîner(moy-4,358333,ety-0,142747), copain (moy-4,248901,ety-0,331821), interlocuteur (moy -4,148333,ety-0,438111), ami (moy–4,030505, ety- 0,889610) ; 2) sous- échantillon(jeunes –âgés) : a) les sujets plus jeunes avantagent les relations personnelles avec l’endogroupe : famille (moy-4,366667,ety-0,206462), copain (moy-4,343339, ety-0,454946), ami (moy-4,303331,ety-0,308783), égal (moy – 4,241251 ety), partage d’un appartement(moy –3,963337, ety-0,707210), b) les sujets plus âgés avantagent les relations personnelles, professionnelles au sein de leur groupe : dîner(moy-4,375006, ety-0,338630), interlocuteur (moy-4,356678, ety-0,205890), collègue (moy-4,341667,ety-0,200741), famille (moy-4,131779, ety-0,367283), chef (moy-3,904833, ety-0,605039) ; 3) sous- échantillon (statut moyen- statut élevé) : a) les sujets de statut moyen donnent une priorité aux relations amicales avec l’endogroupe : égal (moy–4,346677, ety-0,348807), copain(moy –4,301667, ety-0,389072), ami(moy -4,293337,ety- 0,390563), famille (moy –4,253333, ety-0,360537), caractère (moy-3,931667,ety-0,717824) ; b) les sujets français de statut élevé privilégient les relations professionnelles au sein de leur groupe : collègue(moy -4,395057,ety- 0,223293), copain (moy-4,348383, ety-0,536358), interlocuteur (moy-4,347502, ety-0,204451), dîner (moy-4,3448332, ety- 0,345522), chef (moy-3,980504, ety-0,611217).

Remarque : item négatif de ce questionnaire « J’exclurais cette personne de mon pays était rejeté par tous sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’endogroupe (nous)

Réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe (les Français)

L’analyse des moyennes des items essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe russe l’égard de l’exogroupe- Eux) montre : 1) sous- échantillon (hommes- femmes) : les hommes donnent une priorité aux relations professionnelles avec l'exogroupe : interlocuteur (moy-4,038667, ety-0,555671), voisin (moy-3,904500,ety-0,456949), location (moy-3,855733, ety-0,520559), collègue (moy-3,814367,ety-0,570256), égal(moy-3,813339,ety-0,449622), b) les femmes donnent une priorité aux relations personnelles et amicales avec eux : dîner (moy -4,146750, ety-0,291791), voisin (moy-4,139750, ety-0,331302), ami(moy-4,0243667, ety-0,565164) copain (moy- 3,941403, ety-0,419460) ; 2) sous- échantillon(jeunes- âgés) : a) les sujets plus jeunes privilégient les relations professionnelles avec l’exogroupe : interlocuteur (moy-3,969833, ety-0,331655), voisin(moy-3,952901 ety-0,4690391), égal (moy-3,917167, ety-0,237555), collègue(moy-3,903085, ety-0,301977), location (moy- 3,859200, ety-0,217095), b) les sujets plus âgés privilégient les relations amicales avec eux : copain(moy-4,042373, ety-0,356742), collègue(moy-4,011617, ety-0,553045), partage d'un appartement (moy -4,011549, ety-0,429071), chef (moy- 3,975416, ety-0,470982), subordonné(moy-3,928156, ety-0,616225), dîner(moy-3,883517, ety-0,472486) ; 3) sous- échantillon(statut moyen- statut élevé) : les sujets de statut moyen avantagent les relations formelles avec l’exogroupe : location(moy- 4,008223, ety-0,321489), voisin (moy-3,988413, ety-0,382812), égal(moy-3,973450, ety- 0,359485), interlocuteur (moy- 3,939167, ety- 0,260328), b) les sujets russes de statut élevé avantagent les relations professionnelles avec eux : collègue (moy-4,207550, ety-0,221683), dîner (moy-3,944751, ety-0,418681), chef (moy-3,930467, ety-0,541661), subordonné (moy-3,903465, ety-0,541661), interlocuteur (moy-3,876833,ety-0,520557)

Remarque : item négatif de ce questionnaire « J’exclurais cette personne de mon pays était rejeté par tous sous-échantillons du groupe russe à l’égard de l’exogroupe (eux)

Réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe (les Russes)

L’analyse des moyennes des items essentiels (réponses des différents sous-échantillons du groupe russe à l’égard de l’endogroupe- Nous ) montre : 1) sous- échantillon (hommes- femmes) : a) les hommes avantagent les relations personnelles et amicales avec l'endogroupe : dîner (moy- 4,539501, ety-0,255268), collègue(moy-4,443667, ety-0,570266), égal (moy-4,333335, ety-0,602032), mariage (moy-4,421667, ety -0,550476), partage d’un appartement (moy- 4,277833, ety -0,418105), ami (moy- 4,196500, ety -0,383857), interlocuteur (moy-4,178667, ety-0,255508), b) les femmes avantagent les relations amicales au sein de leur groupe : dîner (moy-4,567504, ety-0,391791), ami(moy-4,543667, ety -0,565164), collègue (moy-4,489333, ety -0,401131), voisin (moy-4,439507 ety -0,313302), famille (moy-4,336333 ety -0,450144), mariage (moy-4,284507, ety-0,231989), ; 2) sous- échantillon(jeunes- âgés) : a) les sujets plus jeunes privilégient les relations personnelles et professionnelles avec l'endogroupe (les Russes) : égal(moy-4,617167,ety-0,237555), collègue (moy-4,609002, ety-0,501977), partage d’un appartement (moy-4,592833, ety-0,422527), ami(moy-4,590175, ety-0,450783), mariage (moy-4,528005, ety-0,529465), chef (moy-4,425467 ety-0,727544),b) les sujets plus âgés privilégient les relations familiales et amicales au sein de leur groupe : dîner (moy-4,797667,ety-0,294738), partage d'un appartement (moy-4,499167, ety-0,393008), égal (moy-5,461667, ety-0,337320), ami (moy-5,450167, ety-0,559436), mariage (moy-4,429033, ety-0,372848), famille (moy-4,395833, ety-0,431523, interlocuteur (moy-4,383331, ety-0,208288) ; 3) sous- échantillon (statut moyen- statut élevé : a)les sujets de statut moyen donnent une priorité aux relations personnelles et familiales avec l’endogroupe : partage d’un appartement (moy-4,679667, ety-0,681606), ami (moy-4,677501, ety-0,455624), mariage (moy-4,599483, ety-0,385085), famille (moy-4,596167, ety-0,577821), voisin (moy-4,579167, ety-0,417824), subordonné (moy-4,498903, ety-0,772451), interlocuteur (moy-4,457106, ety-0,988124), b) les sujets de statut élevé donnent une priorité aux relations professionnelles et personnelles au sein de leur groupe : dîner (moy-4,740667, ety-0,224067), égal (moy-4,678336, ety-0,228597), collègue (moy-4,654333, ety-0,381516), ami (moy-4,592667, ety-0,536722), chef (moy-4,534742, ety-0,318296), mariage (moy-4,528309, ety-0,524042), interlocuteur (moy-4,468256, ety-0,521027).

Remarque : item négatif de ce questionnaire « J’exclurais cette personne de mon pays était rejeté par tous sous-échantillons du groupe russe à l’égard de l’endogroupe (nous).

Questionnaire de rokeach

Valeurs terminales

Réponses des sujets français à l'égard de l'exogroupe et de l’endogroupe (les Français)

tab-2_Radchenko-Draillard

Tableau : Les rangs moyens des valeurs essentielles (réponses des sujets français à l’égard de l'exogroupe et l’endogroupe -231 sujets)

Réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’exogroupe de l’endogroupe

Image1

Tableau : Les valeurs terminales essentielles (réponses de différents sous-échantillons du groupe français)

Réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe et de l’endogroupe

Image2

Tableau : Les rangs des valeurs terminales essentielles (réponses du groupe russes à l'égard de l’exogroupe et de l'endogroupe -225 sujets)

Réponses des différents sous-èchantillons du groupe russe à l’égard de l’exogroupe et de l’endogroupe

Tableau : Les valeurs terminales essentielles (réponses de chaque sous-échantillon du groupe russe)

Sd groupe russe

 Réponses à l’égard de l’exogroupe

 Réponses à l’égard de l’endogroupe

1.1. Hommes

la vie passionnante (ety-2,411467),

la vie confortable (ety-2,385497),

le plaisir (ety-2,761666),

l'amour véritable (ety-3,147273),

l'égalité (ety-3,011398),

6) la liberté (ety-3,456710) ;

le bonheur (ety-2,587818),

la sécurité nationale (ety-2,327196),

le monde de paix (ety-2,169189),

le respect de soi (ety-2,396841),

la sécurité familiale (ety-2,201772),

la sagesse (ety-2,458925) ;

1.2. Femmes

le monde de beauté (ety-2,590159),

le bonheur (ety-3,088431),

l’amour véritable (ety-2,414978),

la vie confortable (ety-2,119736),

l'amitié (ety-2,397826),

le salut éternel (ety-2,756014) ;

le bonheur (ety-2,181265),

le respect de soi (ety-2,337119),

la sécurité familiale (ety-2,199754),

la sagesse (ety-2,995871),

l'amour véritable (ety-2,297583),

la sécurité nationale (ety-2,367950) ;

2.1. Sujets jeunes

(âge moyen-25,7)

la vie passionnante (ety-3,078112),

la liberté (ety-2,999167),

l’amour véritable (ety-2,409037),

l'amitié (ety-2,397395),

le plaisir (ety-2,433278),

la vie confortable (ety-2,910679) ;

le bonheur (ety-2,594107),

 la sécurité nationale (ety-2,204772),

 le monde de paix (ety-2,324474),

la sécurité familiale (ety-2,401729),

le respect de soi (ety-2,334723),

6) la liberté (ety-2,510697) ;

2.2. Sujets âgés

(âge moyen-56,4)

le bonheur (ety-2,311472),

la vie confortable (ety-2,299447),

l'amour véritable (ety-3,122983),

le monde de beauté (ety-2,459719),

le salut éternel (ety-2,401718),

6) le monde de paix (ety-2,334723) ;

le respect de soi (ety-2,597243),

le bonheur (ety-2,917992),

la sécurité nationale (ety-2,407751),

la sécurité familiale (ety-2,338259),

la sagesse (ety-2,990146),

la liberté (ety-2,701733) ;

3.1. Sujets du statut moyen

l'amour véritable (ety-2,199763),

la vie passionnante (ety-2,116678),

la vie confortable (ety-2,739160),

le plaisir (ety-2,324599),

la liberté (ety-2,483972),

la sécurité nationale (ety-2,801833) ;

le monde de paix (ety-2,619852),

la liberté (ety-2,601993),

la sécurité familiale (ety-2,773921),

la sécurité nationale (ety-2,576619),

le respect de soi (ety-2,799551),

le bonheur (ety-2,699716) ;

3.2. Sujets du statut élevé

la vie confortable (ety-2,284565),

la vie passionnante (ety-2,079618),

l'amour véritable (ety-2,137162),

le bonheur (ety-2,397620),

le monde de beauté (ety-2,550631),

le plaisir (ety-3,078914).

la réussite (ety-2,346445),

la reconnaissance sociale (ety-2,077682),

la liberté (ety-2,696556),

le bonheur (ety-2,217341),

la sécurité nationale (ety-3,005136),

6) le respect de soi (ety-2,579015).

Remarque : Le tableau ci-dessus n’illustre que cinq valeurs terminales essentielles choisies par des sujets russes pour l’exogroupe et pour l’endogroupe.

Valeurs instrumentales

Réponses des sujets français à l'égard de l'exogroupe et de l’endogroupe

image006

Tableau : Les rangs moyens des valeurs instrumentales (réponses des sujets français à l'égard de l'exogroupe et de l’endogroupe-231 sujets)

Réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’exogroupe et de l'endogroupe

Sous-echantillons

du groupe français

Réponses à l’égard de l’exogroupe

Réponses à l’égard de l’endogroupe

1.1. Hommes

l’efficacité (ety-2,851223),

l'imagination (ety-2,857995),

la logique (ety-2,167699),

l'intellect (ety-1,998763),

le contrôle de soi (ety-2,488378),

 l’amour (ety-3,527941) ;

l’indépendance (ety-2,220635),

le contrôle de soi (ety-2,085774),

la responsabilité (ety-2,233221),

l'ambition (ety-2,873549),

l'amour (ety-2,597635),

la logique (ety-2,457980) ;

1.2. Femmes

le courage (ety-2,798821),

l'efficacité (ety-2,667288),

l'obéissance (ety-2,392537),

l'ambition (ety-2,498621),

l'amour (ety-2,509934),

la logique (ety-2,998327) ;

l’honnêteté (ety-2,441466),

la moralité (ety-2,197345),

l'efficacité (ety-2,187344),

l'intellect (ety-2,698371),

l'amour (ety-2,499759),

l’indépendance (ety-2,769327) ;.

2.1. Sujets jeunes

(âge moyen-26,9)

la logique (ety-3,445129),

l’indépendance (ety-2,784461),

l'intellect (ety-2,795846),

l'imagination (ety-2,451182),

la gaieté (ety-2,505084),

l’efficacité (ety-3,175482) ;

1) lamour (ety-2,710422),

2) le contrôle de soi (ety-2,457711),

3) l'indépendance (ety-2,132477),

4) l'efficacité (ety-2,334479),

5) le responsabilité (ety-3,018143),

6) l’ambition (ety-3,139317) ;

2.2. Sujets âgés

(âge moyen-57,5)

le courage (ety-2,330965),

l'intellect (ety-2,455311),

l'imagination (ety-3,411784),

l'amour (ety-2,739420),

l'obéissance (ety-3,411207),

6) la gaieté (ety-2,939423) ; 

l’honnêteté (ety-2,291033),

la moralité (ety-3,187541),

la politesse (ety-2,396107),

l'amour (ety-2,559735),

le contrôle de soi (ety-3,007594),

l’ambition (ety-3,139317) ;

3.1. Sujets du statut moyen

la logique (ety-3,194495),

le courage (ety-1,986478),

l'ambition (ety-2,967824),

l'indépendance (ety-2,369621),

la gaieté (ety-3,099872),

la moralité (ety-3,297545) ;

l’honnêteté (ety-2,555513),

la moralité (ety-2,199734),

l’amour (ety-2,454998),

l'indépendance (ety-2,569337),

la politesse (ety-3,119854),

la gaieté (ety-3,290772) ;

3.2. Sujets du statut élevé

l’intellect (ety-2,649451),

le courage (ety-2,195534),

la logique (ety-2,098735),

l'imagination (ety-2,157642),

l'efficacité (ety-3,133752),

6) l’amour (ety-3,238759).

l’intellect (ety-2,461659),

l'indépendance (ety-2,268345),

la responsabilité (ety-2,188734),

l'amour (ety-2,245578),

le contrôle de soi (ety-2,998763),

6) la logique (ety-3,456729).

Remarque : Le tableau ci-dessus n’illustre que cinq valeurs instrumentales essentielles choisies par des sujets français pour l’exogroupe et pour l’endogroupe

Réponses des sujets russes à l’égard de l’exogroupe (les Français) et de l’endogroupe (les Russes)-valeurs instrumentales

Tableau : Les rangs des valeurs instrumentales (réponses des sujets russes à l'égard de l'exogroupe et de l’endogroupe-225 sujets)

Valeurs essentielles pour l’exogroupe

Ecart –types

Rang

1. La moralité

2,644947

1

2. L’amour

2,743189

2

3. L’honnêteté

2,280387

3

4. L’imagination

2,887695

4

5. L’intellect

2,795053

5

6. L’ambition

3,040901

6

7. La logique

3,162852

7

8. La politesse

3,233819

8

9. L’efficacité

3,108994

9

10. L'indépendance

3,187695

10

11. Le contrôle de soi

2,978916

11

12. La gaieté

3,139776

12

13. La responsabilité

3,017654

13

14. Le courage

3,116007

14

15. L’aide

3,480768

15

16. L’indulgence

3,578954

16

17. La tolérance

3,567565

17

18. L’obéissance

3,467899

18

 Les valeurs essentielles pour l’endogroupe

Ecart-types

Rang

1. L’intellect

2,596081

2. La logique

2,537001

3. L’efficacité

2,482984

4. L’amour

2,987695

5. L’ambition

3,023925

6. Le courage

3,146672

7. L’imagination

2,871361

8. L’aide

2,990244

9. L’honnêteté

3,190817

10. La responsabilité

3,137899

11. La moralité

2,975413

12. Le contrôle de soi

3,096553

13. L’indépendance

2,994529

14. La gaieté

3,078924

15. La politesse

3,218978

16. La tolérance

3,278954

17. L’indulgence

3,363897

18. L’obéissance

3,478991

Réponses des différents sous-échantillons du groupe français à l’égard de l’exogroupe et de endogroupe

Sous-échantillons

du groupe russe

Réponses à l’égard de l’exogroupe

 Réponses du groupe à l’égard de l’endogroupe

1.1. Hommes

la moralité (ety-2,788626),

l’amour (ety-2,631182),

l’imagination (ety-2,436199),

l'ambition (ety-2,773951),

l'honnêteté (ety-3,007387),

6) la politesse (ety-3,567893) ; 

le courage (ety-2,794204),

l’intellect (ety-2,699103),

la logique (3rang, ety-2,431499),

l'efficacité (ety-2,149648),

l’imagination (ety-2,323217),

l’ambition (ety-2,578926) ; 

1.2. Femmes

l’amour (ety-3,554973),

la moralité (ety-2,457831),

l'honnêteté (ety-2,309682),

l'efficacité (ety-3,013411),

l'intellect (ety-2,876946),

6) l’imaginationety-2,906719) ;

l'honnêteté (ety-2,214783),

l'intellect (ety-2,362545),

l’amour (ety-2,589417),

la logique (ety-2,446991),

l'imagination (ety-2,650569),

l’efficacité (ety-2,789218) ;

2.1. Sujets jeunes

(âge moyen-25,7)

l'amour (ety-3,077842),

l’ambition (ety-2,994107),

la moralité (ety-2,981799),

l'imagination (ety-2,541715),

l’honnêteté (ety-2,307957),

6) la gaieté (ety-2,568921) ;

l’efficacité (ety-2,501882),

l’intellect (ety-2,455207),

l’amour (ety-2,417073),

la logique (ety-2,590426),

l'ambition (ety-2,301478),

6) le courage (ety-2,789241).

2.2. Sujets âgés

(âge moyen-56,4)

l'honnêteté (ety-2,744991),

la moralité (ety-2,994027),

l’intellect (ety-2,816782),

le contrôle de soi (ety-2,689744),

la logique (ety-2,197364),

6) l’imagination (ety-2,984562) ;

la logique (ety-2,788142),

l'efficacité (ety-2,097844),

l'intellect (ety-2,57461),

l'imagination (ety-2,604572),

l'aide (ety-2,349813),

6) l’amour (ety-2,892750) ; 

3.1. Sujets du statut moyen

la moralité (ety-2,418779),

l'amour (ety-2,311794),

la politesse (ety-2,289932),

l'indépendance (ety-2,409868),

l'honnêteté (ety-2,542426),

l’ambition (ety-2,986747) ;

le courage (ety-2,391471),

l'ambition (ety-2,705143),

l'efficacité (ety-2,660556),

l'aide (ety-2,242721),

la logique (ety-2,643479),

6) l’intellect (ety-2,785925) ;

3.2. Sujets du statut élevé

l'intellect (ety-2,107539),

l’imagination (ety-2,599697),

la moralité (ety-2,228641),

la logique (ety-2,208328),

l'amour (ety-2,400745),

l’honnêteté (ety-3,785620).

l'intellect (ety-2,699103),

la logique (ety-2,321477),

l’ambition (ety-2,329957),

l’efficacité (ety-2,435192),

l'amour (ety-2,552313),

6) l’imagination (ety-2,698838).

Remarque : Le tableau ci-dessus n’illustre que cinq valeurs instrumentales essentielles choisies par des russes pour l'exogroupe et pour l'endogroupe.

­­­

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Etude de la satisfaction du soutien psychosocial des personnes déeplacees internes à Abidjan

Assandé Gilbert N’Guessan

En Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle a débouché sur une crise postélectorale de 2010 à 2011. Cette crise a fait vivre aux populations des situations extrêmes de stress, d’angoisse et de terreur ayant entraîné d’importants déplacements de populations. Pendant et après les hostilités, plusieurs personnes déplacées internes (PDI) ont reçu un soutien psychosocial (SPS) destiné à les secourir et à les aider à faire face aux difficultés rencontrées. L’objectif de l’étude présentée ici est d’évaluer chez ces déplacées internes, la satisfaction...

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