Les Cahiers de psychologie politique ont co-organisé le colloque : Leaders, manipulations et démocraties, comment faire émerger des humains libres ? Notre ami et collègue, membre du comité de rédaction, Dorgelès Houessou a organisé avec ses collègues un superbe colloque pluridisciplinaire et international sous l’autorité de l’université Alassane Ouattara de Bouaké, la Fondation Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, L’Observatoire National de la Vie et du Discours Politique de Côte d’Ivoire et le R2AD, Réseau Africain d’Analyse du Discours qui s’est tenu les 21, 22 et 23 mai 2025. Nous avons pu aussi, grâce à Dorgelès Houessou, animer un séminaire d’introduction à la psychologie politique devant les étudiants de l’école doctorale de l’université d’Abidjan puis devant les étudiants et professeurs de l’université de Bouaké.
Le colloque a réuni au premier jour quelques conférenciers dans une journée d’ouverture très internationale. La conférence inaugurale du professeur de philosophie Henri Bah, invité d’honneur, coordinateur du Programme Thématique de Recherches "Gouvernance et développement" du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES) était intitulée : Le revers de l’idéologie politique en contexte africain : la dialectique du Leader et du militant.
Pierre-Antoine Pontoizeau, directeur des Cahiers de psychologie politique est intervenu en conférence plénière : La médiation du pouvoir procède-t-elle d’une manipulation ou est-ce un invariant anthropologique ?
Quatre autres conférences plénières ont occupé cette première journée : celle de Souleymane Sangaré, professeur d’histoire à Bouaké : Les enjeux du pouvoir politique en Afrique ; celle de Nanourougo Coulibaly, directeur de l’Institut des Savoirs et Connaissances Appliquées au sein de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan : Discours électorale et jeu démocratique : topique d’une congruence ;
celles en après-midi de Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, Centre Méditerranéen de Sociologie : Après la crise du Covid, assistons-nous au crépuscule des démocraties occidentales ? ; et d’Alain Deneault, professeur de philosophie à l’université de Moncton, campus de Shippagan de Montréal : L’éthique et la question de l’échelle. La biorégion comme espace démocratique ;
et pour conclure celle du Président honoraire et fondateur des ONG de défense des Droits de l’Homme Sako Gervais Boga : L’élite africaine et ivoirienne face aux défis de la démocratie et de la bonne gouvernance. 41 professeurs, post-doctorants ou doctorants se sont succédé les 22 et 23 mai.
Lien vers la communication et les photographies de l’université :
Nous proposons de publier en avant-première la plupart des conférences plénières de la première journée dans ce numéro des Cahiers de psychologie politique, l’équipe travaillant à la publication ultérieure des Actes de ce colloque chez un éditeur.
Par ailleurs, notre appel à communication sur la psychologie politique de l’intelligence artificielle constitue bien la deuxième partie de ce numéro avec les articles d’Anne Alombert sur la psychopathologie de la vie numérique, d’Ibrahima Ba sur ses dangers, d’Ariane Bilheran sur la prudence et les risques occultés, de Fouad Benbouazza sur les fantasmes de la maîtrise en management et de Pierre-Antoine Pontoizeau sur l’obsolescence programmée de l’IA. Et n’oublions pas notre habituel entretien scientifique consacré cette fois au dernier ouvrage du philosophe Pierre-Henri Tavoillot : Voulons-nous encore vivre ensemble ?
Pierre-Antoine Pontoizeau et Dorgelès Houessou